Encore une fois, le théâtre politique togolais nous offre une pièce de mauvais goût, jouée par des acteurs dont le seul talent réside dans la distraction. Alors que le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC) vient de réussir son baptême du feu avec un meeting mobilisateur le 9 mai dernier, les éternels saboteurs de l’espoir ressortent leur vieux disque rayé : la querelle des couleurs. On croit rêver, mais la réalité est là, brutale et désolante. On ne parle pas du message délivré, on ne parle pas de la stratégie pour l’alternance, on chipote sur des nuances de rouge, d’orange ou de jaune. C’est le signe clinique d’une classe de « commentateurs » qui préfère contempler le cadre plutôt que de lire le tableau.