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Arrestation de Nicolás Maduro : l’AES interpelle le Conseil de sécurité de l’ONU

La Confédération des États du Sahel (AES) a vivement réagi à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les autorités américaines. Dans un communiqué officiel publié ce 8 janvier à Ouagadougou, l’organisation régionale dénonce ce qu’elle qualifie d’« attaque armée » et d’« ingérence inacceptable » des États-Unis d’Amérique contre un État souverain.

L’opération menée par les États-Unis sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela a conduit à l’enlèvement du président Nicolás Maduro ainsi que de son épouse. La Confédération de l’AES affirme avoir suivi ces événements avec une « vive préoccupation », estimant que l’usage de la force contre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique d’un État constitue un acte d’agression au regard du droit international.

L’AES rappelle notamment que de tels actes vont à l’encontre des principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations unies, auxquels elle se dit profondément attachée.

Condamnation ferme et interpellation du Conseil de sécurité

Dans sa déclaration, la Confédération des États du Sahel condamne fermement le recours unilatéral à la force par les États-Unis, qu’elle juge d’autant plus préoccupant qu’il émane d’un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. L’organisation déplore une nouvelle fragilisation de l’ordre international et alerte sur les conséquences potentiellement graves pour la stabilité mondiale.

Parmi les principaux points du communiqué, l’AES :

• interpelle le Conseil de sécurité des Nations unies afin qu’il assume pleinement sa responsabilité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales ;

• réaffirme son attachement à un ordre mondial fondé sur l’égalité souveraine des États et le respect strict du droit international ;

• exprime sa solidarité avec le peuple vénézuélien, dont la souveraineté aurait été bafouée par cette opération.

De lourdes pertes humaines selon Caracas

Les autorités vénézuéliennes affirment que cette arrestation s’est accompagnée de violents affrontements ayant coûté la vie à plus de cent soldats au sein des forces armées nationales. Ces pertes, selon Caracas, seraient directement liées à l’opération menée par les États-Unis, une version des faits qui renforce l’indignation exprimée par plusieurs soutiens du Venezuela sur la scène internationale, dont l’AES.

Après son arrestation, le président Nicolás Maduro a été présenté devant une juridiction américaine. Lors de cette comparution, il a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, notamment celles liées au narcotrafic. Les autorités américaines maintiennent toutefois les charges, indiquant que la procédure judiciaire se poursuivra. Selon Washington, Nicolás Maduro devra de nouveau comparaître devant la justice américaine le 17 mars prochain, une échéance très attendue tant par ses partisans que par ses détracteurs.

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