Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans la région des Grands Lacs, poursuit avec détermination et constance ses actions diplomatiques en vue de l’instauration d’une paix durable dans cette partie du continent africain. C’est dans cette dynamique qu’il a présidé ce 17 janvier 2026 à Lomé, les travaux de la réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.
Cette rencontre stratégique a réuni à Lomé d’éminentes personnalités africaines notamment Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, les parties prenantes et le panel des facilitateurs de l’Union africaine composé des anciens présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria, Uhuru Kenyatta du Kenya, Mokgweetsi Masisi du Botswana, et des anciennes présidentes Sahle-Work Zewde d’Éthiopie et Catherine Samba-Panza de la République centrafricaine, et plusieurs autres acteurs impliqués dans ce processus de paix.
A l’ouverture de cette réunion de haut niveau, Faure Essozimna Gnassingbé a fixé clairement le cap des discussions. Il s’est appesanti sur l’urgence d’une coordination accrue des efforts de paix dans la région des Grands Lacs en vue de trouver des compromis durables face aux fragilités du contexte régional et international.
« Nous sommes réunis aujourd’hui pour assumer pleinement nos responsabilités collectives. Cette Réunion de haut niveau intervient à un moment charnière. Nous ne sommes plus au temps des diagnostics répétés. Nous ne sommes plus au temps des déclarations, qui se superposent sans toujours se renforcer. La situation en République Démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs nous oblige à la cohérence de l’action »
Face à cette situation, le Président du Conseil a articulé ses propos autour de quatre messages en guise d’orientations des travaux de cette réunion cruciale.
Faire de cette réunion de haut niveau un moment de vérité pour l’action africaine
Pour renforcer l’engagement collectif pour la paix et la sécurité, Faure Gnassingbé a, d’entrée de jeu, souligné le caractère décisif de cette rencontre pour l’action africaine en matière de paix et de sécurité, en appelant à une clarification politique et à une responsabilité collective accrue en vue de relever les défis liés à la stabilité de la République Démocratique du Congo (RDC).
« Nous devons démontrer notre capacité à ordonner nos efforts, à assumer nos responsabilités et à tenir un cap commun, même dans un environnement régional fragile, et dans un monde de plus en plus fragmenté ».
Il est revenu sur l’enjeu de cette rencontre qui ne doit pas être perçue comme une conférence de plus, mais comme un moment-charnière de la diplomatie africaine qui engage la capacité du continent à résoudre les crises les plus complexes.
« L’Afrique ne doit pas échouer dans sa mission de paix. L’enjeu est donc d’abord celui des conditions d’une paix durable en RDC et dans les Grands Lacs. Il est aussi celui de la maturité politique de l’action africaine face aux défis de sécurité et de stabilité du continent ».
Renforcer davantage la cohérence stratégique des actions
Cet engagement collectif appelle à la restauration de la cohérence stratégique, une exigence essentielle pour renforcer l’alignement, la complémentarité et la lisibilité de l’action africaine dans la recherche d’une paix durable et de la stabilité en République Démocratique du Congo (RDC), telle est la deuxième orientation du Président du Conseil. Cette cohérence, précise-t-il, doit être triple à savoir politique, institutionnelle et opérationnelle.
« Il ne suffit pas de proclamer la paix. Il faut la construire dans le temps. Et nous savons qu’elle s’affaiblit lorsque les initiatives se juxtaposent sans coordination. L’expérience récente nous l’a montré : la fragmentation des cadres, des médiations et des initiatives affaiblit la paix plus qu’elle ne la sert » a-t-il indiqué.
Le Président du Conseil a ainsi appelé à un saut qualitatif en matière de cohérence, invitant les leaders africains, les parties prenantes et les partenaires à « dépasser les slogans diplomatiques et à faire en sorte que chaque effort contribue à une dynamique commune et non à une dispersion des stratégies ».
Pleine opérationnalisation du processus africain unifié
Le Président du Conseil a insisté sur la nécessité de faire entrer le processus africain unifié dans une phase pleinement opérationnelle. Au-delà de l’existence d’un cadre politique désormais établi sous le leadership de la Médiation de l’Union africaine, il a relevé la mise en œuvre rigoureuse, méthodique et constante des actions orientée vers des résultats concrets et durables en faveur de la paix.
Pour le Président du Conseil, l’enjeu à ce stade n’est pas de formuler de nouveaux cadres ou engagements, mais d’assurer la mise en œuvre effective des décisions déjà arrêtées collectivement. Il ne s’agit pas non plus d’ajouter des déclarations de principe, mais de créer les conditions nécessaires à une action cohérente, concertée et durable.
Le Président Faure Essozimna Gnassingbé a exprimé le vœu que cette réunion de Lomé marque un tournant décisif pour rendre pleinement opérationnelle l’architecture de la médiation africaine. Il a souligné à cet effet, l’importance de clarifier les rôles et les responsabilités, de renforcer les outils d’appui et de coordination des facilitateurs et d’élaborer une feuille de route réaliste et hiérarchisée, capable de transformer le cadre politique en un instrument concret et durable pour accompagner les efforts de paix.
Renforcer les dimensions humanitaires, sociales et économiques des efforts de paix
Le Président du Conseil a également rappelé que la synergie de tous les efforts politiques, diplomatiques et institutionnels ne trouvera sa véritable valeur que si la paix se traduit par l’amélioration tangible des conditions de vie quotidienne des femmes, des hommes, des jeunes et des enfants affectés par les conflits, rappelant ainsi l’impact réel des efforts de paix sur les populations.
« Nous devons garder en tête que la paix n’a de sens que si elle est vécue par les populations. Derrière nos cadres, nos textes et nos mécanismes, il y a des femmes, des hommes, et des enfants ; des communautés déplacées, privées de sécurité, de soins, d’école et de perspectives. La paix ne se mesure pas uniquement à la signature d’accords ni à la tenue de réunions. Elle se mesure à la sécurité retrouvée, à l’accès aux services essentiels et au retour progressif de la confiance dans la vie quotidienne ».
Pour terminer, le Président du Conseil, Médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans l’Est de la RDC a invité les participants à garder cette évidence comme boussole car, dit-il, « la paix que nous cherchons à construire doit être utile, tangible et durable. Elle doit être avant tout au service des femmes, des hommes et des communautés qui subissent les conséquences du conflit. C’est à cette responsabilité collective que la Réunion de haut niveau de Lomé nous appelle ».
Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine et Téte António, représentant du président angolais, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine se sont félicités de la tenue de la rencontre de Lomé qui trace une voie qui implique une empreinte purement africaine du processus d’une paix durable dans la région des Grands Lacs et en République Démocratique du Congo (RDC).
Cette réunion de haut niveau de Lomé s’avère donc déterminante pour la feuille de route globale de la médiation, pour les plans de travail des Facilitateurs et les processus de Washington, de Doha et de Paris.
Source: Présidence du Conseil


