Depuis 2005, le Togo enchaîne les plans de développement. DSRP, SCAPE, PUDC, Vision Togo 2030, PND… et désormais les PDR. Chaque mandat apporte son cortège de sigles et de promesses, chacune plus ambitieuse que la précédente. Sur le papier, tout est parfait. Dans la réalité, c’est le néant. Le peuple attend, la misère persiste, et le pays stagne.
La misère est partout au Togo. La majorité (sic) des Togolais vivent sous le seuil de pauvreté. Même la capitale Lomé, censée représenter le dynamisme économique, a récemment livré un spectacle accablant. Fin septembre 2024, dans les quartiers de Legbassito et Agoè, des habitants ont été filmés en train de récupérer massivement du riz avarié déversé dans un dépotoir. Ce produit, provenant de la Brasserie du Bénin, était interdit par le gouvernement pour de graves risques sanitaires. Fouiller les déchets pour se nourrir dans la capitale ! Voilà l’image qui résume l’échec de tous ces plans et slogans.
Chaque plan est une vitrine. Chaque plan est un slogan. Le DSRP devait réduire la pauvreté grâce à la croissance. La SCAPE promettait emplois et dynamisme économique. Vision Togo 2030 annonçait un pays transformé à l’horizon 2030. Le PND vantait 500.000 emplois et des pôles industriels. Et pourtant ? Zéro résultat. Même pas à l’œil nu. Des milliards dépensés, des discours prononcés, des caravanes de sensibilisation… et rien n’a changé pour le peuple.
Si seulement tous ces plans avaient été exécutés avec rigueur et transparence, le Togo rivaliserait aujourd’hui avec des pays comme Singapour. Oui, avec toutes ses ressources, le pays avait toutes les cartes en main pour sortir de la dépendance, réduire drastiquement la pauvreté et devenir un exemple africain. Mais l’incompétence, la corruption et le manque de volonté politique ont tout réduit en fumée.
Aujourd’hui, un nouveau guide pour l’élaboration des plans de développement régionaux est présenté comme un remède miracle. Mais à quoi sert un nouveau document ? Le Togo croule sous les plans existants. Le problème n’est pas le manque de stratégies. Le problème, c’est le manque d’exécution, de suivi, de transparence. Tant que les ressources nationales continueront d’être accaparées par la minorité (sic), le peuple restera prisonnier de la pauvreté.
Le pays a besoin d’action, pas de slogans. Les plans existants doivent être mis en œuvre, évalués, corrigés. Chaque franc dépensé doit nourrir, éduquer, soigner les Togolais, pas enrichir les privilégiés. La pauvreté ne se combat pas avec des T-shirts, du riz ou quelques billets distribués pour calmer les citoyens. Elle se combat avec une justice sociale réelle et une gouvernance patriotique.
Les Togolais exigent des résultats. Pas des documents supplémentaires. Pas des slogans qui sonnent creux. Ils veulent que personne ne soit laissé pour compte (sic), qu’ils puissent vivre dignement, au lieu de survivre, manger à leur faim, envoyer leurs enfants à l’école, accéder aux soins. Ce sont des droits fondamentaux. Ce sont des urgences.
Assez de maquillage, assez d’enfumage. Les dirigeants doivent traduire leurs promesses en actes visibles et concrets. La feuille de route gouvernementale 2020-2025 et le nouveau guide pour les plans régionaux (PDR) ne suffisent pas. Il faut du courage politique, de l’intégrité et une volonté inébranlable. Les Togolais ont assez attendu.
Le Togo peut se redresser. Mais il n’y a qu’une seule condition : mettre fin aux fausses promesses, à la corruption et à la complaisance. Le reste n’est que temps perdu et espoir volé. Les plans sont nombreux. Les idées existent. Le peuple attend. Il est temps que les paroles deviennent réalité. Que l’action remplace l’enfumage. Et que la dignité revienne dans chaque foyer togolais.


