À Kégué Zogbedzi, dans la commune du Golfe 1, des familles ont vécu une matinée de peur et d’incompréhension.
Mardi, des acquéreurs installés depuis plusieurs années sur leurs parcelles ont été brutalement expulsés de leurs maisons par un individu qui revendique aujourd’hui la propriété des terrains. Des portes ont été défoncées, des effets personnels sortis de force, sous les yeux de riverains choqués.
Selon des témoignages, la scène n’est pas nouvelle. Déjà, il y a trois ans, des tentatives similaires avaient semé la panique dans le quartier. Cette fois encore, les occupants affirment être en règle, avec un vendeur vivant et détenteur de documents fonciers, tandis que le dossier serait pendant devant la justice. L’intervention musclée, alors même qu’une procédure judiciaire est en cours, a ravivé le sentiment d’abandon et d’injustice chez les victimes, qui appellent les autorités à agir.
Au-delà de ce cas précis, l’affaire remet en lumière la gravité des litiges fonciers au Togo. Conflits familiaux, ventes multiples, documents contestés : la terre devient un terrain de tensions permanentes. Pour de nombreux citoyens, le foncier, censé être un socle de sécurité, se transforme en source d’angoisse. Sans réponses fermes et rapides, ces conflits continuent de miner la cohésion sociale et menacent la paix dans les quartiers.


