Le principal leader de l’opposition en Guinée-Bissau, Domingos Simões Pereira, a comparu vendredi devant un tribunal militaire. Il est accusé d’être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d’État, des allégations que son entourage rejette fermement, dénonçant une manœuvre politique.
Domingos Simões Pereira dirige le PAIGC, parti historique ayant conduit le pays à l’indépendance en 1974. Il a été convoqué pour être interrogé sur son rôle présumé dans au moins deux projets de putsch, l’un remontant à la fin de l’année 2023, l’autre à octobre 2025.
Un haut responsable militaire a évoqué « de nombreuses suspicions » concernant une possible implication de l’opposant dans des « actions subversives ». Toutefois, aucune charge formelle n’a, à ce stade, été clairement détaillée.
Une arrestation lors du coup d’État de novembre 2025
Domingos Simões Pereira avait été arrêté lors du coup d’État militaire de novembre 2025, qui avait renversé le président Umaro Sissoco Embaló. Libéré le 31 janvier dernier, il demeure placé en résidence surveillée.
Par ailleurs, il fait également l’objet d’enquêtes distinctes portant sur de supposés crimes financiers. Il lui est en outre interdit de s’exprimer publiquement.
Son avocat a qualifié la procédure de « provocatrice », affirmant que son client « n’a jamais été partisan des coups d’État ». De son côté, le PAIGC traverse une période de tensions internes : son siège reste fermé en raison de disputes autour de son drapeau.
Plusieurs observateurs soulignent également l’ironie de voir des auteurs d’un coup d’État enquêter aujourd’hui sur un opposant accusé, à son tour, de complot contre les institutions.



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