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Togo- Ce couple canadien coincé à Lomé après l’adoption de son fils

À Lomé, les jours s’étirent et l’angoisse grandit pour Benjamin Margeris et Amandine Simon. Depuis près de deux mois, ce couple venu de Montréal vit au Togo avec leur fils de trois ans, Théodore, qu’ils viennent d’adopter. Une adoption complète, reconnue par les autorités togolaises et québécoises. Mais un blocage administratif empêche toujours l’enfant d’obtenir les documents nécessaires pour quitter le pays.

Dans une semaine, Benjamin Margeris doit reprendre son travail au Canada. Sans garantie de pouvoir voyager avec son fils. « Le bien-être de notre fils est notre priorité absolue, dit Amandine Simon. Envisager de lui faire vivre une séparation forcée avec son papa seulement deux mois après notre rencontre est absolument inhumain dans un contexte d’adoption. »

Le processus avait pourtant suivi son cours. Entamée en 2018, la procédure d’adoption s’est achevée juridiquement en 2025. Le couple s’envole pour Lomé le 26 décembre et rencontre l’enfant trois jours plus tard à l’orphelinat. Depuis le 31 décembre, ils vivent ensemble. Théodore porte désormais leur nom, et les autorités togolaises ont confirmé que l’adoption respecte la Convention de La Haye.

« Tout est judiciarisé et légalisé entre le Togo et le Québec. C’est vraiment une adoption. On a des dizaines de documents officiels. Du côté du Togo et du Secrétariat aux services internationaux à l’enfant (SASIE), tout est fait, tout est finalisé », insiste la mère.

Mais une étape administrative reste en suspens : la validation de citoyenneté par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), indispensable pour obtenir un passeport temporaire auprès du haut-commissariat du Canada à Accra. Les documents ont été transmis à la mi-décembre. Depuis, aucune échéance claire.

« Nous n’avons aucune façon de joindre IRCC. On ne savait même pas si notre dossier avait été traité ni où il se trouvait. »

Le 23 janvier, après l’intervention de leur députée fédérale, le couple apprend que le dossier a été transmis à Accra et reste en attente. IRCC confirme que la demande urgente est « en considération », sans préciser de délai.

En attendant, l’incertitude pèse. Le séjour, initialement prévu pour un mois, se prolonge. Les coûts augmentent. Et l’échéance approche.

« Ça fait 10 jours qu’on ne dort plus la nuit. Notre énergie est sur notre fils, notre joie est sur notre fils. Mais on n’en dort pas la nuit, on en est malades physiquement et moralement », confie Amandine Simon.

Dans leur chambre à Lomé, entre espoir et épuisement, une seule certitude demeure :

« On veut juste rentrer chez nous. C’est juste ça. »

Source: lapresse.ca

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