La compétition nationale de culture générale sur la santé, portée par l’ONG AIMES-AFRIQUE, entre dans une phase décisive. Après les phases interclasses et préfectorales qui a mobilisé plus de 200 établissements à travers les 39 préfectures du pays, 42 lycées ont été retenus pour la prochaine étape, prévue le 25 avril prochain.
Vendredi dernier, au studio Prof. James à Lomé, une conférence de presse est venue entériner ces résultats, en marge d’une finale préfectorale du Golfe remportée par le Lycée Tokoin 1 face à celui de Gbényédi (200 contre 120). Une démonstration du niveau de préparation des équipes, mais aussi de l’engouement suscité par le programme. Trophées, attestations et primes de participation ont ensuite été remis aux établissements les plus performants.
Initié par l’ONG AIMES-AFRIQUE et soutenu par le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Solidarités et l’UNFPA, « Génie Imhotep » se présente comme bien plus qu’un jeu de culture générale. Placée sous le thème « L’école, un lieu de révélation de talents et de vocations », cette première édition nationale s’appuie sur les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV implantés dans les établissements secondaires du pays.
42 champions, une seule ambition
Au terme des phases interclasses et préfectorales, 42 lycées, sur les plus de 200 initialement en lice, ont validé leur ticket pour la suite. Le Professeur émérite Serge Michel Kodom, président fondateur de l’ONG, a détaillé la mécanique de sélection : dans chaque préfecture, au moins quatre établissements se sont affrontés. Des particularités territoriales, notamment dans le Golfe et la zone d’Agoè-Nyivé, expliquent que le quota dépasse les 39 préfectures pour atteindre ce chiffre de 42. La prochaine étape désignera 18 champions au niveau inspectoral, avant les phases régionales et la grande finale nationale, programmée après le baccalauréat (BAC II).




Sept axes pour transformer l’école
Le programme des Clubs Santé repose sur sept axes structurants : le leadership transformationnel, le civisme et la citoyenneté, la responsabilité individuelle et collective, la culture de la santé dès le jeune âge, l’éducation aux valeurs et à la santé sexuelle et reproductive, la prévention des IST, et le développement de soft skills à travers le travail en équipe. « Nous ne voulons pas seulement former des élèves performants, mais des citoyens équilibrés, conscients des enjeux de santé », a insisté Dr Kodom.
Les élèves sont évalués sur un contenu de 3 000 questions au niveau lycée, couvrant santé publique, prévention et responsabilité citoyenne.
Du côté des encadreurs, Passouky Anantom, président national des encadreurs et lui-même coach au lycée de Noépé, assume l’investissement : « C’est une tâche supplémentaire, oui. Mais nous avons adhéré entièrement à ce projet pour le bien des apprenants. »
Rendez-vous est pris pour le 25 avril, date de la phase inspectorale qui rapprochera un peu plus ce championnat inédit de sa grande finale.





