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Togo – Le MMLK soutient la démarche de Wadagni

Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a salué la décision du président béninois Romuald Wadagni d’effectuer ses premières visites officielles dans la sous-région, notamment au Niger et au Burkina Faso. L’organisation y voit un signal fort en faveur de l’intégration africaine et appelle à une réouverture rapide de la frontière entre le Bénin et le Niger.

LES PAYS DE L’AES EN PREMIERE LIGNE

Le Mouvement Martin Luther King – La Voix des Sans Voix – salue avec une gravité historique la décision courageuse du Président de la République du Bénin, Son Excellence Romuald WADAGNI, de débuter ses premières visites officielles par les pays de la sous-région, notamment deux États membres de l’Alliance des États du Sahel : le Niger et le Burkina Faso.

1. La fin d’un péché originel
La tradition coloniale, non écrite mais imposée depuis 1960, voulait que tout président francophone commence son mandat par l’Élysée. Cette tradition est le verrou mental du “plan” de Berlin 1884 : diviser pour régner, maintenir l’Afrique à genoux.
Le Président Bassirou Diomaye FAYE en avait payé le prix politique pour avoir osé briser ce cycle. Ce qui fut hier son “péché originel” devient aujourd’hui l’acte fondateur du Président WADAGNI.

2. Les peuples sont frères, les frontières sont coloniales
En choisissant Niamey , Ouagadougou et Lomé avant Paris, le Président WADAGNI rappelle une vérité que Berlin a voulu effacer en 1884 : les peuples sont frères, les frontières sont coloniales.
Ce ne sont pas des lignes sur une carte qui nous séparent. C’est la misère, le terrorisme et la division qui nous tuent. Quand le Port de Cotonou perd 40% de son trafic parce que Malanville est fermée, ce n’est pas une “frontière” qui protège. C’est une cicatrice coloniale qui saigne 120 milliards FCFA par an.

3. L’urgence : rouvrir pour respirer
Le MMLK prend acte de la mise en place du comité bilatéral Bénin-Niger chargé de la réouverture. Nous souhaitons ardemment que la réouverture effective des frontières ne tarde plus, dès la remise des travaux sous quinzaine par ledit comité.
Cette urgence est partagée. Le MMLK salue la disponibilité immédiate affichée par les dirigeants de l’AES, notamment Leurs Excellences les Présidents du Niger et du Burkina Faso, à accompagner sans réserve cette volonté de réconciliation exprimée par le nouvel homme fort du Bénin. Cette réciprocité est la preuve que le contre-plan des peuples a déjà commencé.
Chaque jour de fermeture est un jour volé à la ZLECAf. Chaque camion bloqué est un enfant qui n’ira pas à l’école. L’Afrique ne peut plus se payer le luxe d’attendre.
En conséquence, le MMLK :
1. Félicite solennellement le Président Romuald WADAGNI pour cette rupture diplomatique majeure et ce signal d’espoir envoyé à toute la jeunesse africaine.
2. Salue la main tendue des dirigeants de l’AES dont la réponse positive et sans calcul transforme une visite en espoir régional concret.
3. Appelle tous les Chefs d’État africains à privilégier désormais les capitales africaines pour leurs premières tournées. La ZLECAf ne décollera que si nos présidents se visitent entre eux avant de visiter les autres.
4. Exige du comité bilatéral Bénin-Niger la célérité et la transparence. Le peuple attend des actes, pas des rapports. Quinze jours pour les travaux, pas quinze ans pour l’application.
5. Exhorte les peuples d’Afrique de l’Ouest à soutenir massivement toute initiative de réconciliation régionale. L’ennemi n’est pas à Niamey ou à Cotonou. L’ennemi est la misère, le terrorisme et la division.

Le “plan” de Berlin 1884 a vécu. Le contre-plan des peuples est en marche.
De Lomé à Cotonou, de Niamey à Ouagadougou, l’Afrique refuse d’abdiquer.
Pour le MMLK,
Pasteur Edoh KOMI combattant pacifique
Le Président

Source : Télégramme228

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