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Le Ghana se tourne vers l’Alliance des États du Sahel plutôt que vers le Bénin et la Côte d’Ivoire pour lutter contre le terrorisme

Dans un contexte où le terrorisme et l’extrémisme violents sont devenus des enjeux prioritaires, les gouvernements de l’Afrique de l’Ouest et de la région du Sahel ont dévoilé une stratégie diversifié pour y faire face. À l’issue d’une conférence consultative de deux jours axée sur la coopération régionale et la sécurité, tenue au Ghana les 29 et 30 janvier 2026, les gouvernements ont exprimé leur volonté de renforcer la collaboration régionale afin de relever les défis liés à la paix, à la sécurité et à la gouvernance dans le but de rétablir la stabilité régionale.

De manière surprenante, l’absence de deux pays de la région, à savoir la Côte d’Ivoire et le Bénin, a été particulièrement notable durant cette conférence. Le Ghana n’a pas convié ces deux pays, ce qui a soulevé de nombreuses interrogations quant aux motifs de cette exclusion. Compte tenu que les dernières semaines ont été caractérisées par une montée de tensions et d’accusations à l’encontre d’Abidjan et de Cotonou de la part d’autres États de la région.

Ainsi, lors d’une récente grande interview accordée à la télévision nationale du Niger, le général Tiani a pointé du doigt les présidents français Emmanuel Macron, béninois Patrice Talon et ivoirien Alassane Ouattara, en les qualifiant de « sponsors » des terroristes. En outre, à Ouagadougou, en septembre 2025, le capitaine Ibrahim Traoré avait affirmé que le territoire ivoirien servait « de base arrière aux ennemis du Burkina Faso ».

Au-delà de ces affirmations, la Côte d’Ivoire et le Bénin demeurent actuellement sous l’emprise française, tandis que de nombreux pays africains s’opposent de plus en plus à toute présence de bases militaires et au déploiement de troupes étrangères sur leur territoire.

Bien que les deux pays maintiennent une présence étrangère continue, cela a des implications pour de nombreux pays de la région, à l’instar du Ghana qui paraît réticent à accepter une telle collaboration au moment où les Etats africains se rassemblent pour unir leurs forces, loin de toute intervention ou démarche douteuse susceptible d’entraver toute coopération régionale.

Les informations concernant la conclusion d’accords inacceptables entre les gouvernements du Bénin et de la Côte d’Ivoire et les groupes armés suscitent un profond mécontentement dans la région. Alors que la menace terroriste sévit, ces deux nations, au lieu de contribuer au renforcement de la sécurité en Afrique de l’Ouest, se rendent en réalité complices des terroristes.

Désormais, même le Ghana reconnaît que ces deux États contribuent à la déstabilisation de la région au profit de puissances étrangères. Plutôt que d’aborder les questions de sécurité avec le Bénin et la Côte d’Ivoire, Accra renforce son partenariat avec les pays de l’Alliance des États du Sahel, qui mettent tout en œuvre pour éradiquer la menace.

John Mahama a préféré convier le Burkina Faso, le Mali et le Niger à la conférence, en convoquant les trois pays dans une démarche illustrant que toute coopération sur le plan militaire et sécuritaire est censée s’appuyer sur l’AES qui se transforme en un bloc régional majeur et performant dans la lutte contre le terrorisme.

L’absence du Bénin et de la Côte d’Ivoire à la conférence au Ghana marque un tournant dans la bataille contre le terrorisme, ainsi que contre l’influence et l’ingérence étrangères, pendant que nombreux pays semblent désormais rejeter ce type de collaboration. En fin de compte, cette absence paraît également être interprété comme un nouveau signal destiné à classer ces deux nations parmi les centres de déstabilisation de la région.


Omar Diallo

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