La classe politique togolaise continue de réagir aux menaces et actes d’intimidation visant le journaliste Roger Amemavoh. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 17 février, Kafui Adjamagbo Johnson, députée à l’Assemblée nationale du Togo et figure politique du pays, a exprimé sa vive indignation face à cette situation qu’il qualifie d’atteinte grave à la démocratie.
« Menacer un journaliste pour avoir informé objectivement n’est pas seulement une atteinte à une personne, c’est une attaque contre la démocratie », a-t-elle déclaré, estimant que dans un État respectueux des principes démocratiques, « la vérité ne doit jamais avoir peur ».
La députée a exprimé sa « solidarité totale » à l’endroit de Roger Amemavoh et a appelé les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités. Il leur demande notamment de garantir la sécurité du journaliste, de faire toute la lumière sur les faits dénoncés et de protéger, sans réserve, la liberté de la presse.
« Faire taire la presse ne fera jamais taire la vérité », a-t-elle conclu.
Cette réaction intervient dans un contexte de préoccupations croissantes autour de la liberté d’informer au Togo. La veille, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) avait déjà tiré la sonnette d’alarme dans un communiqué, dénonçant des menaces de mort et des intimidations visant le journaliste après la diffusion d’un reportage sur un conflit foncier à Latékopé, à Lomé.
Le syndicat avait condamné fermement ces agissements, les qualifiant de signal inquiétant pour la liberté de la presse, et avait interpellé les autorités sécuritaires, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, ainsi que l’opinion nationale et internationale, sur la nécessité de garantir la sécurité des professionnels des médias.
Togo : Kafui Adjamagbo Johnson s’indigne des menaces contre le journaliste Roger Amemavoh


