La décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football dans l’affaire du trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), opposant le Sénégal au Maroc, continue de susciter de vives réactions sur le continent.
Parmi celles-ci, le ministre togolais de la Fonction publique, Gilbert Bawara, a exprimé son « incompréhension » et son « indignation » dans un message publié sur le réseau social Twitter (désormais X), qualifiant la décision de « source d’humiliation pour l’Afrique ».
Dans cette publication, il estime que le football africain, « vecteur de cohésion sociale et de ferveur populaire », traverse une période « troublée », marquée par des décisions qui interrogent la gouvernance de ses instances.
Si certains invoquent le respect strict des règlements, le ministre souligne qu’une règle ne saurait être dissociée de sa finalité. Selon lui, des décisions provoquant un « trouble profond » ne peuvent être justifiées uniquement par leur conformité juridique.
Le différend entre le Sénégal et le Maroc a été porté devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé en Suisse, dont la décision est attendue dans les prochains jours.
Toutefois, pour M. Bawara, « le préjudice est déjà perceptible », indépendamment de l’issue de la procédure. Il évoque une « dynamique préoccupante » affectant l’image du football africain.
Cette affaire relance les critiques récurrentes sur la gouvernance de la Confédération africaine de football, régulièrement appelée à plus de transparence dans ses décisions.
En attendant le verdict du TAS, plusieurs observateurs appellent à une issue « apaisée et équitable », susceptible de restaurer la confiance des acteurs et des supporters.


