Au Togo, Élisabeth Apampa place la visibilité des artistes togolais sur la scène internationale au cœur de ses priorités. Lors d’une rencontre de restitution sur la mobilité artistique à Lomé, l’entrepreneure socioculturelle a appelé à un engagement plus fort pour faire rayonner le Togo lors des grands rendez-vous professionnels, à commencer par l’édition 2026 de Visa For Music, dont les inscriptions prennent fin ce 27 Mars 2026.
Pour la directrice du cabinet EA DREAMS, il ne suffit plus de réussir localement. « Les plus grands réseaux se retrouvent dans les festivals et marchés professionnels. Et quand on demande où est le prochain rendez-vous, le Togo n’est pas souvent mentionné », regrette-t-elle. Un constat qui motive aujourd’hui son engagement.
Forte de son expérience au Maroc en 2025, mais en amont sur Assalamalekoum en Mauritanie, le Masa et Femua à Abidjan (Côte d’Ivoire), aussi le Benin via le Finab, le Sima, les Prix Cultura et Asa jazz baba, le Cameroun, le Senegal, le Burkina faso , les Comores, la Guinée et autres, Élisabeth Apampa veut désormais transformer l’essai. Depuis cette conférence, elle s’emploie à mobiliser les artistes togolais, en les accompagnant concrètement dans le processus de candidature : compréhension des critères, constitution de press-book, préparation des prestations live et remplissage des formulaires.
« Beaucoup disent ne pas avoir les moyens, d’autres ne savent pas comment faire. Nous, on a vécu l’expérience, et aujourd’hui on veut leur montrer le chemin », explique-t-elle. L’ambition est aussi collective : constituer une véritable délégation togolaise pour les prochaines éditions, une première à cette échelle.
Au-delà de cette 13ᵉ édition de Visa For Music, prévue du 18 au 21 novembre 2026 à Rabat, au Maroc, la dynamique vise à changer les mentalités dans le secteur culturel. Mais aussi de façon collective être sur le Masa (Côte d’Ivoire) en avril et la biennale de la danse aussi en avril au Sénégal. Tout en ciblant d’autres rendez-vous utiles. Pour Élisabeth Apampa, il est essentiel de valoriser les talents locaux, de renforcer les collaborations et de sortir d’une logique individualiste.
Car l’enjeu dépasse un simple événement. Il s’agit d’encourager les artistes togolais à investir les grandes plateformes nationales, sous-régionales mais aussi internationales, là où se construisent les carrières, les réseaux et les opportunités. Une manière, aussi, de faire rayonner durablement la scène culturelle togolaise au-delà de ses frontières.


