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Togo-Guinée : Un premier test qui fait vibrer avant de briser les cœurs

Vendredi 27 mars 2026, au stade Moulaye Hassan à Rabat au Maroc, les Éperviers du Togo ont affronté le Syli National de la Guinée dans un match amical qui se voulait, avant tout, un test pour le nouveau sélectionneur, Patrice Neveu.

Dès le coup d’envoi, le Togo impose son rythme. Pressing coordonné, transitions rapides, volonté de se projeter vers l’avant : les hommes de Neveu affichent une maîtrise encourageante. À la 26e minute, cette domination se matérialise lorsque Kévin Denkey transforme un penalty qu’il a lui-même provoqué, offrant l’avantage aux Éperviers (1-0). Les supporters exultent : enfin, semble-t-il, une équipe togolaise cohérente et ambitieuse sur le terrain.

La seconde période confirme cette dynamique. À la 78e minute, Idjessi Metsoko double la mise sur un nouveau penalty. Le score est de 2-0, et pour quelques instants, le public croit assister à un succès historique face à une Guinée classée 80e au classement FIFA, tandis que le Togo reste 124e. L’euphorie envahit les tribunes et les Togolais devant leurs petits écrans.

Mais le scénario bascule brutalement dans le dernier quart d’heure. Mamadi Cissé réduit d’abord l’écart à la 85e minute, et à la 89e, Serhou Guirassy égalise, sanctionnant deux relâchements défensifs successifs. En l’espace de cinq minutes, le rêve des supporters s’évanouit : 2-2. Le regain d’espoir s’estompe, laissant place à une déception cruelle, un goût amer que les supporters togolais connaissent si bien qu’ils semblent presque s’y habituer.

En conférence de presse, Patrice Neveu se montre plutôt satisfait… Satisfait de la prestation générale, soulignant, au passage, la nécessité de progresser dans la gestion des fins de match et la régularité défensive. « Les joueurs ont tout donné. Cet engagement doit convaincre le public togolais. (…) Même avec la fatigue, nous devons garder de la lucidité pour rester organisés et préserver le score », insiste-t-il. Il rappelle également le contexte particulier de cette rencontre : plusieurs absences pour blessures ou autres raisons, une occasion de tester de nouveaux talents et de poser les fondations d’un collectif solide.

Au final, ce match nul illustre parfaitement la phase de transition dans laquelle se trouve le Togo. Si la puissance offensive et l’engagement sont prometteurs, la défense et la gestion des moments cruciaux restent à travailler. Le prochain rendez-vous, face au Niger le 31 mars à Casablanca, sera un nouveau test pour confirmer que les Éperviers peuvent transformer ces espoirs en performances durables.

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