Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et le grand banditisme sous toutes ses formes, la brigade de gendarmerie d’Adéticopé, agissant sur renseignement, a mené une opération dans une habitation située dans le quartier Kopégan, relevant du canton d’Adéticopé (préfecture d’Agoè-Anyivé).
Cette intervention a permis l’interpellation de vingt (20) individus, dont deux mineurs, tous de nationalité étrangère.
Les premières investigations révèlent l’existence d’un réseau de traite de personnes et d’escroquerie, opérant sous couvert d’activités de commerce en ligne et de marketing de réseau, notamment à travers le système dit « QNET ».

Parmi les personnes interpellées figure le présumé chef du réseau, nommé Camara, de nationalité guinéenne, âgé de 24 ans. Il agirait de concert avec un individu identifié sous le nom d’Ernest, résidant au Burkina Faso.
Leur mode opératoire consiste à recruter des victimes à travers des représentants dans la sous-région, en leur faisant miroiter des opportunités d’affaires, de travail ou de voyage à l’étranger. Chaque personne recrutée est tenue de verser une somme comprise entre 500 000 et 700 000 FCFA au titre de frais d’adhésion.
Les victimes sont ensuite regroupées et transférées vers un pays voisin, où elles sont prises en charge par un autre membre du réseau, avant d’être soumises à des activités frauduleuses. Sur place, elles sont incitées, voire contraintes, à recruter à leur tour de nouveaux membres, créant ainsi un système en chaîne. Elles sont également forcées de promouvoir et de vendre des produits en ligne.
Les dix-neuf (19) victimes, issues du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée Conakry, seront remises à leurs représentations diplomatiques en vue de leur rapatriement dans leurs pays respectifs.
Le présumé auteur quant à lui sera présenté à Monsieur le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Lomé pour répondre de ses actes.
La Gendarmerie nationale appelle les populations à faire preuve de la plus grande vigilance face aux offres d’emploi et d’activités lucratives diffusées, notamment sur les réseaux sociaux et plateformes en ligne. Elle invite toute personne à vérifier l’authenticité de ces propositions et à signaler sans délai tout cas suspect aux forces de défense et de sécurité les plus proches.

