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Inondations en Afrique de l’Ouest : le MMLK appelle les dirigeants à agir avant les catastrophes

Inondation à Lomé/Photo: DR

Face aux inondations récurrentes qui frappent chaque année les grandes villes d’Afrique de l’Ouest, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a interpellé lundi les autorités de la région, leur reprochant de gérer les catastrophes après les faits plutôt que de les prévenir.

« Chaque saison des pluies, c’est le même scénario qui se répète. L’eau monte, les maisons tombent, les rues deviennent des fleuves, et le peuple pleure », dénonce le Pasteur Edoh K. Komi, depuis Lomé, dans un communiqué publié ce 30 juin. « Il est temps d’aimer nos populations vivantes, pas seulement de compter les morts après. »

Le mouvement, qui se présente comme « la voix des sans voix », pointe une série de défaillances structurelles communes à de nombreuses métropoles ouest-africaines : des quartiers construits dans les bas-fonds et sur les lits des rivières, des caniveaux obstrués par les déchets, des lotissements livrés sans plan de drainage et des systèmes d’alerte qui « arrivent toujours après la catastrophe ».

Pour y remédier, le MMLK propose trois axes d’intervention. Le premier porte sur la prévention : curage systématique des caniveaux avant la saison des pluies, arrêt des constructions anarchiques en zones inondables et éducation citoyenne sur les comportements à risque. Le deuxième prône une urbanisation planifiée en harmonie avec les écoulements naturels, avec la création de bassins de rétention et de zones vertes. Le troisième axe appelle à une réaction rapide et dépolitisée en cas de sinistre, avec des plans d’évacuation opérationnels et des stocks d’urgence pré-positionnés.

S’adressant directement aux élus locaux, le MMLK les exhorte à « être sur le terrain avant la pluie, pas seulement avec les bottes devant les caméras après ». Il réclame également des audits publics à l’issue de chaque saison pour rendre compte de l’utilisation des budgets alloués au drainage.

« Une autorité qui laisse son peuple se noyer chaque année est une autorité qui a échoué », conclut le Pasteur Komi. « La vraie force d’un État se mesure à sa capacité à protéger le plus faible quand l’eau monte. »

De Lomé à Dakar, en passant par Abidjan, Cotonou, Ouagadougou et Bamako, les inondations saisonnières causent chaque année des dizaines de morts, des milliers de déplacés et des dégâts considérables sur les infrastructures et les activités économiques.

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