De l’exposition ArtTrip à Art Shopping au Carrousel du Louvre, le plasticien togolais Kokou Ekouagou multiplie les passerelles entre Lomé et Paris.
Septembre à l’Atelier Basfroi, octobre au Carrousel du Louvre : l’artiste plasticien Kokou Ekouagou, co-fondateur du Collectif Fragments Nomades et conseiller technique de l’association Art Héritage Culture, a enchaîné deux rendez-vous artistiques à Paris, avec une même idée en tête : ouvrir aux créateurs togolais les réseaux internationaux.
ArtTrip, une vitrine pour la scène togolaise
Du 11 au 13 septembre 2026, l’exposition ArtTrip, organisée par l’artiste et curatrice Marlène Hue, a réuni une soixantaine d’artistes contemporains à l’Atelier Basfroi. Kokou Ekouagou y représentait Art Héritage Culture, présidée par Mme Belei Atafèinam, aux côtés notamment de Dan Dupérer, Rita Romain ou Sylviana Kamui. Au total, 14 œuvres ont été présentées, mêlant ses créations et celles d’autres plasticiens membres de l’association.
Cette participation prolonge une coopération née à Kara, où ArtTrip avait pris part à l’exposition collective Kar’ARTS (11-18 juillet 2026), consacrée à « Laking », la chasse traditionnelle en pays kabyè. Elle vise aussi à renforcer les liens avec le Collectif Fragments Nomades autour de projets communs.
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« Cette participation représente une expérience encourageante pour la promotion des arts plastiques togolais à l’international », estime l’artiste. Selon lui, elle accroît la visibilité des créateurs, favorise les rencontres avec les professionnels et peut déboucher sur des collaborations, des expositions et des résidences.
Art Shopping, laboratoire d’échanges
Le 24 octobre, au Carrousel du Louvre, le duo formé par Kokou Ekouagou et la collagiste et auteure Lielie Sellier a arpenté le salon international Art Shopping, qui rassemblait plus de 300 artistes et galeries. Peintures, sculptures, photographies et collages s’y répondaient, interrogeant la place des pratiques mixtes dans un monde en mutation.

Les discussions, notamment avec l’UWEE Group et ses liens avec des organisations engagées et des agences onusiennes comme le Programme alimentaire mondial, ont rappelé que l’œuvre d’art peut aussi être un vecteur de cohésion sociale et d’échange interculturel. Une démarche en phase avec la philosophie du collectif, qui voit l’artiste en « passeur de frontières ».
Structurer pour mieux circuler
Pour Kokou Ekouagou, la leçon est claire : la coopération entre institutions culturelles est « un levier essentiel » pour les carrières artistiques. Il plaide pour associer la qualité de la création à une stratégie professionnelle fondée sur le management culturel, la recherche de partenariats et la circulation des œuvres.
Prochaine étape au Togo : les Résidences internationales de créations artistiques et culturelles (RICAC) « Art to go » se tiendront du 25 janvier au 7 février 2027 à Tsévié. Portée par le Réseau international des artistes en arts visuels (RIA-AV) avec Art Héritage Culture, l’initiative sera placée sous la direction artistique de Kokou Ekouagou. « L’art constitue un puissant trait d’union entre les peuples », conclut-il.

