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Togo – Russie : énergie et mines à l’agenda, sécurité en toile de fond

Lomé et Moscou ont décidé, au terme d’une réunion en fin de semaine dernière, de renforcer encore un peu plus leur coopération dans les domaines énergétique et minier, mais aussi sécuritaire.

Ancrée au Sahel, en Afrique centrale et en Afrique australe – respectivement par le biais de l’Alliance des États du Sahel (AES), la Centrafrique et le Mozambique –, la Russie ne dédaignerait pas une présence plus significative dans le golfe de Guinée. Le Togo apparaissant comme le partenaire le mieux disposé aujourd’hui, une première session de la Commission mixte intergouvernementale de coopération s’est déroulée à Lomé, du 29 septembre au 1er octobre.

Comme dans tant d’autres pays africains, les trois mots-clefs des relations avec la Russie sont « sécurité », « mines » et « énergie ». Sur le premier point, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est senti obligé d’affirmer, la semaine dernière, qu’il n’y avait pas de « mercenaires russes », dans le nord du pays côtier, pour appuyer l’armée dans sa lutte contre les jihadistes. Les deux États ont tout de même signé, en 2025, un accord de coopération militaire laissant entrevoir l’envoi d’instructeurs au Togo.

L’économie mais seulement

La récente Commission mixte s’est concentrée sur les deux autres mots-clefs, comme en témoigne la présence, au milieu d’autres experts, du ministre de l’Énergie russe, Sergueï Tsivilev, tout juste arrivé de Centrafrique.  Le partenariat à « élargir » – selon la communication officielle de la présidence togolaise – concerne l’amélioration de l’accès à l’électricité, la gestion des hydrocarbures et le « renforcement de l’expertise géologique ». Ce dernier point est récurrent, jusqu’à la suspicion, voire la polémique, dans les récents efforts d’implantation russe sur le continent.

Pour étouffer les procès d’intention sur l’exploitation abusive de minerais, la chargée des pays africains au ministère russe du Développement économique n’a pas manqué, dans son discours d’ouverture des discussions, d’élargir le propos. Pour la coprésidente de la session, Angelina Zuikova, des accords pourraient concerner « les domaines commercial et économique », mais aussi ceux de l’action humanitaire, de la science, des nouvelles technologies, de l’éducation et de la création culturelle. Sur ce dernier point, le projet de Maison russe au Togo a été officiellement lancé.

Source: Jeune Afrique/ Damien Glez [ Titre original: Le Togo et la Russie amplifient encore leur coopération]

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