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Crise politique au Togo : une lettre ouverte au Conseil de sécurité de l’ONU pour la souveraineté et les réparations

Dans une lettre ouverte datée du 5 février 2026 et adressée au président du Conseil de sécurité des Nations unies, le Dr Edem Atsou Kwasi, se présentant comme président du Conseil d’État du « gouvernement légitime du Togo », appelle l’ONU à une médiation directe face à la crise politique togolaise. Le texte plaide pour la reconnaissance d’une « souveraineté intégrale » du pays, la fin de ce qu’il qualifie de tutelle postcoloniale, l’ouverture d’enquêtes internationales sur des événements historiques majeurs et la mise en place de mécanismes de réparation, au nom du peuple togolais.

LETTRE OUVERTE DU 05 FÉVRIER 2026 DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ÉTAT DU GOUVERNEMENT LÉGITIME DU TOGO, SE DR EDEM ATSOU KWASI, AU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU

2026 : LE TEMPS DE LA SOUVERAINETÉ INTÉGRALE DU TOGO (SITO) ET DES RÉPARATIONS !

Il ne peut y avoir de Souveraineté sans Liberté, et la vraie Liberté pour une Nation consiste à agir concrètement pour le Peuple et par le Peuple, de façon souveraine, autonome, locale et décentralisée, sans tutelle ni délégation de pouvoir à quiconque.

Excellence Monsieur M. James Kariuki,

Du Consensus de Monterrey du 22 mars 2002 à l’Engagement de Séville du 30 juin 2025 consacré par la résolution 79/323 du 25 août 2025 de l’ONU, la situation financière mondiale dominée par des tensions géopolitiques est marquée par des crises accrues, une dette insoutenable et la nécessité de réformer la gouvernance financière laissant transparaitre un manque d’efficience dans les politiques déployées en termes de réforme de la dette, de fiscalité inclusive et de financements innovants afin de promouvoir des investissements résilients et des solutions plus appropriées pour le développement des pays à revenu intermédiaire et des petits États insulaires.

Au rang de ces pays figure notre Patrie le Togo qui a accédé à la souveraineté internationale bientôt 66 ans, et dont la gouvernance porte le sceau des ingérences et jeux pervers de la France et de l’entité anglo-sioniste qui l’ont transformé en un pays à faible revenu caractérisé par une faible capacité et/ou légitimité de l’État, répondant ainsi parfaitement aux critères  d’État Fragile ou Fragile State.

Et pourtant les dispositions des résolutions 1253 (XIII) et 1254 (XIII) du 14 novembre 1958 de l’ONU portant respectivement sur la fin de la tutelle française conformément aux dispositions de l’article 76, alinéa b de la Charte des Nations Unies, et la demande d’assistance au Togo suite à la requête du 23 octobre 1958 de la Chambre des députés togolaise, ne souffrent guère d’aucune ambigüité sur le devenir du Togo.

Quid des dispositions de la résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de l’ONU de même que celles du point 7 de la Déclaration des Nations Unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux : «Tous les États doivent observer fidèlement et strictement les dispositions de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la précédente Déclaration sur la base de l’égalité, de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États et du respect des droits souverains et de l’intégrité territoriale de tous les peuples », que la  France et l’entité anglo-sioniste n’ont de cesse de fouler au pied dans le silence coupable de l’ONU depuis l’assassinat le 13 janvier 1963 du premier Président légitime du Togo, SE Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio par l’agent français du Service de la Documentation Extérieure et du Contre-Espionnage (SDECE), le Commandant Georges Maitrier selon les dossiers déclassifiés des USA et de la France. 

Faut il rappeler que le 9 avril 2005, lors du colloque à Paris de la Ligue des Droits de l’Homme à l’Assemblée nationale française, le narratif de M. Noël Mamère, journaliste et ancien maire de Bègles, ancien député français et ancien eurodéputé écologiste, ancien avocat au bareau de Paris et ancien candidat à l’élection présidentielle française de 2002 crédité de 5, 25 % des voix, corroborait les faits sus relevés sur l’assassinat du premier Président du Togo, SE Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio !

Dans son intervention, il relevait par ailleurs :  « le metteur en scène et le scénariste du mauvais feuilleton que vit le Togo depuis le 7 février s’appelle Jacques Chirac. … Chirac a voulu que l’Union Européenne qui avait boycotté le régime en 1993 n’intervienne pas dans le domaine réservé du président de la République. La France avait été le seul pays à l’époque à s’opposer à des sanctions plus lourdes de la part de l’Union européenne …L’objectif des réseaux de la Françafrique a toujours été le même : faire du Togo, un protectorat. … Contrairement à ce qui est dit, la France n’hésite pas entre l’indifférence et l’ingérence en Afrique ; elle est indifférente aux aspirations des peuples au développement et à la liberté. Elle s’ingère dans les affaires qui peuvent encore lui rapporter. Le Togo en est un symbole éclatant. Elle y est toujours liée par un accord de défense signé le 10 juillet 1963 et par des accords de coopération technique et militaire signés le 29 mars 1976. Ses militaires forment depuis des décennies ceux qui répriment actuellement les manifestations du peuple togolais. Les armes qui tuent et blessent les manifestants à Lomé sont des armes et des balles françaises tirées par des soldats et des gendarmes formés par l’armée française en vertu de ces accords de coopération. »

Emmanuel Macron ne sera pas du reste, avec particulièrement son implication au travers d’une fausse lettre de félicitations à sa signature relayée fin mars 2020 sur Radio France Internationale (RFI) par le journaliste Pierre Firtion lors du sextuple coup d’État électoral. militaire, judiciaire, médiatique, diplomatique et constitutionnel survenu au lendemain de la présidentielle du 22 février 2020 marquée par un bascule souverainiste au Togo avec le large plébiscite de l’offre programmatique de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) portée par son candidat, SE Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, ancien Premier Ministre et ancien Président du Parlement togolais.

Nonobstant la résolution 1477 (XV) du 20 septembre 1960 de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies entérinant l’adhésion du Togo à votre Institution en tant qu’État souverain au bénéfice des dispositions du paragraphe 1 de l’article 2 de la Charte de l’ONU, force est de constater le viol systématique du droit international par l’entité française et ses affidés qui poursuivent la tutelle sur le Togo à travers un système de postcolonie dans le mépris du Souverain Peuple togolais.

Preuve en est l’assassinat du Président légitime du Togo, SE Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo le 03 mars 2024 à Tema au Ghana deux mois après celui survenu le 04 janvier 2024 à Stockholm du Patriarche de la Nation et Père spirituel de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), SE Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro. S’en est suivi la mise sous éteignoir du contentieux post électoral à travers les manœuvres d’extinction de la procédure pénale initiée le 02 novembre 2023 auprès du parquet du Tribunal de première instance de Nanterre en France sous la référence  N° 2331200025 pour les chefs de faux et usage de faux en écriture publique, recel de faux en écriture publique, fabrication et utilisation d’imprimés officiels de nature à causer une méprise dans l’esprit du public, usage sans droit d’un titre et usage sans droit d’un document justifiant d’une qualité professionnelle réglementée ; ce nonobstant toutes les démarches du Gouvernement légitime du Togo en exil et de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), représentants légitimes du Souverain Peuple togolais et porte-flambeaux de la Révolution Souverainiste pacifique (RSP) du 22 février 2020.

10ème pays le plus pauvre de la Terre selon le Fonds monétaire international (FMI) dont le rapport est accessible en ligne sur www.imf.org le 04 mai 2025, 21éme pays  le plus malheureux de la Terre selon le rapport mondial 2025 sur le bonheur publié le 20 mars 2025 par le Centre de recherche sur le bien-être de l’Université d’Oxford, en partenariat avec Gallup, le Réseau des solutions de développement durable des Nations Unies. 56ème pays le plus corrompus au monde selon l’Indice de Perception de la Corruption de 2024 rapporté par Transparency International, avec le PIB le plus bas de l’Afrique de l’ouest estimé à 10,9 5 milliards de dollars US derrière les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Togo est surendetté avec une dette publique de 4631 Milliards de Fcfa au 30 juin 2025 soit 72, 09% du PIB, avec un déficit budgétaire de 6,4% du PIB, un ratio dette/recettes fiscales de 412%, un ratio service de la dette/recettes fiscales de 62%, la banqueroute de la gouvernance kakistocratique de la dictature néocolonialiste militaro-clanique multidécennale des Gnassingbé et de leurs mentors anglo-sionistes et françafricains n’est plus à démontrer.

Le contexte de grave crise chronique et d’impasse politique au Togo où la gouvernance ne cesse de détériorer sur fond de violations massives des droits humains depuis le sextuple coup d’État électoral. militaire, judiciaire, médiatique, diplomatique et constitutionnel survenu au lendemain de la présidentielle du 22 février 2020 est fort préoccupant au regard des postures de radicalisation de la génération Z, composante essentielle de la Jeunesse togolaise dont les moins de 25 ans représentent plus 60 % de la population avec plus de 40 % de moins de 15 ans, qui exige depuis le 06 juin 2025 – à l’instar de l’écrasante majorité des Togolais.e.s tant sur le territoire national que dans la diaspora – la démission sans condition de Faure Gnassingbé, la dissolution de toutes les institutions illégitimes actuelles, des assises nationales souveraines et inclusives, et une transition politique inclusive.

A ce tournant critique de l’histoire de l’Humanité où le Togo, pays stratégique du Golfe de Guinée riche en ressources naturelles et en capital humain, présente d’importants signes de vulnérabilité à l’effondrement, avec un score élevé de 81,1 selon l’Indice des États fragiles (Fragile States Index – FSI), il urge de faire enfin droit en cette année 2026 au Souverain Peuple togolais déshumanisé et gîsant dans une misère abjecte, après toutes les saisines de l’ONU restées lettres mortes contrairement à son engagement d’accompagner le Togo consacré par la résolution 1254 (XIII) de 1958.

Aujourd’hui plus que jamais résonnent avec force la résolution 1254 (XIII) du 14 novembre 1958 et la résolution 79/323 du 25 août 2025 de l’ONU car il n’y a pas de développement sans mémoire ni droit de réparation. C’est pourquoi le Gouvernement légitime du Togo en exil issu de la Volonté Souveraine du Peuple togolais lors du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020, rappelle utilement au Conseil de sécurité de l’ONU l’urgence de la diplomatie préventive au Togo en convoquant l’article 40 du Chapitre VII de la Charte  de l’ONU.

La situation actuelle est fort inconfortable pour les populations togolaises dépourvues de leurs droits fondamentaux, et la médiation directe et impartiale des Nations Unies est vivement requise pour une sortie de crise heureuse et pacifique afin d’éviter une extension au Togo de la carte des conflits en Afrique de l’Ouest déjà sous tension géopolitique accrue sur fond de révolution souverainiste au sein de la Confédération des États du Sahel (CES).

Le Togo n’a pas besoin davantage de déchirements mais de cohésion nationale et de Paix afin de réussir le défi de sa Refondation Éthique et Souveraine.

Dans cette perspective, l’Unité nationale est indispensable d’où l’importance de la médiation directe et impartiale de l’ONU pour mettre fin à 63 ans de postcolonie française au Togo depuis l’assassinat odieux du premier Président légitime du Togo, SE Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio.

Il est enfin arrivé le temps de la Souveraineté et des Réparations, et Justice doit être faite au Souverain Peuple togolais par l’ouverture d’une Commission d’enquête internationale indépendante sur l’odieux assassinat du 13 janvier 1963 et l’énigme du stock d’or destiné à soutenir la monnaie togolaise conformément à la loi 62-20 du 12 décembre 1962 portant création de la Banque Centrale du Togo. .

L’importance stratégique du travail de mémoire, de réparation et de Refondation Éthique et Souveraine, du point de vue du Gouvernement légitime du Togo en exil, requiert des bases saines dans l’Unité nationale qui rendent incontournable et fondamentale la fin de la dictature néocolonialiste militaro-clanique multidécennale des Gnassingbé et de leurs mentors anglo-sionistes et françafricains.

La  vulnérabilité à l’effondrement du Togo attestée par la grave crise de confiance dans le pays et le score élevé de 81,1 selon l’Indice des États fragiles (Fragile States Index – FSI) renforce l’urgence de mesures anticipatoires pour faire face à l’inflation et au double choc monétaire et énergétique. Ce qui requiert une gouvernance éthique illustrée par toutes les mesures prises à ce jour par le Gouvernement légitime du Togo en exil, et justfie la fin dans les meilleurs délais du pouvoir illégitime de Lomé et sa gouvernance kakistocratique du Togo décriée par les populations à bout de souffle.

Face à cet impératif, le Gouvernement légitime du Togo en exil rappelle utilement au Conseil de sécurité que l’Unité prônée ne signifie pas l’uniformité. Elle signifie la conscience des enejux sans effacement. Elle signifie se tenir côte à côte pour bâtir ensemble debout dans notre humanité l’avenir qui est à l’écoute et nous interpelle.Raison d’être de la Révolution Spirituelle Pacifique (RSP) lancée depuis le 24 juillet 2025 pour promouvoir la Conscience d’Unité et la Paix indispensables pour la Refondation Éthique et Souveraine du Togo de même que l’accomplissement de sa Tâche Mission Universelle (TMU) de « Phare et Or de l’Humanité ».

C’est à ce titre qu’au nom du Souverain Peuple togolais et du Gouvernement légitime du Togo en exil que je préside, je viens de nouveau interpeller le Conseil de sécurité de l’ONU que je prie de recadrer sur le fondement de l’article 40 du Chapitre VII de la Charte  de l’ONU la perspective de sortie de crise dans le sens de l’intérêt supérieur du Souverain Peuple togolais en accordant une attention particulière au Manifeste de Refondation Éthique et Souveraine du Togo (REST), pilier fondamental de la doctrine de la Souveraineté Intégrale du Togo (SITO) axée sur la géostratégie de coopération à somme positive.

Je ne doute point que les convulsions géopolitiques et géo-économiques mondiales actuelles ravivent la conscience de l’ONU d’être la balise pour les Peuples du monde qui ont besoin d’atteindre des ports sûrs de même que celle de la juste cause du Souverain Peuple togolais résilient, parvenu plus que jamais au point de non retour dans sa quête intrépide et résolue d’une deuxième et Véritable Indépendance en vue de la Refondation Éthique et Souveraine du Togo et de sa Sécurité Stratégique.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président du Conseil de sécurité, l’assurance de ma considération distinguée et mes Lumineuses Pensées

                                                                         Dr Edem Atsou Kwasi

PJ : Doctrine de la Souveraineté Intégrale du Togo (SITO)

CC : Son Excellence Xi Jinping

         Président de la République Populaire de Chine

        Son  Excellence Vladimir Poutine

        Président de la Fédération de Russie

        Son Excellence Donald Trump

        Président des USA

        Son Excellence Cyril Ramaphosa   

        Président de la République d’Afrique du Sud

         Son Excellence Ibrahim Traoré

         Président de la République du Burkina Faso

         Son Excellence Joao Lourenço

         Président de la République d’Angola, Président en exercice de l’Union Africaine

         Son Excellence John Dramani Mahama

         Président de la République du Ghana

         Son Excellence Assimi Goîta

         Président de la République du Mali, Président la Confédération des États du   

         Sahel (CES)      

         Son Excellence Bola Tinubu

         Président de la République Fédérale du Nigéria, Président en exercice de la   

         CEDEAO

          Son Excellence Duma Boko

         Président de la République du Botswana

         Son Excellence Emmanuel Macron

         Président de la République française

         Son Excellence Friedrich Merz

         Chancelier fédéral de la République d’Allemagne

         Son Excellence Keir Starmer

         Premier ministre du Royaume Uni

         Son Excellence Antonio Guterres

         Secrétaire Général de l’ONU

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