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Togo-Ghana : le différend maritime porté devant l’arbitrage international

Le Ghana a officiellement notifié le Togo de sa décision de recourir à l’arbitrage international pour délimiter la frontière maritime qui sépare les deux pays, a indiqué vendredi un communiqué officiel. Cette démarche s’appuie sur la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) et fait suite à huit années de négociations infructueuses.

Selon le communiqué, l’objectif de cette saisine est « d’éviter une escalade d’incidents ayant créé des tensions entre certaines de nos institutions » et de favoriser « un règlement amiable, contribuant ainsi à la poursuite de bonnes relations entre nos deux pays ». Pour Accra, cette procédure doit permettre de résoudre un conflit sensible lié aux ressources maritimes et aux droits économiques dans une zone stratégique.

À Lomé, le choix du Ghana suscite des interrogations. Les Togolais attendent notamment que le président Faure Essozimna Gnassingbé et le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, expliquent aux citoyens pourquoi les négociations ont échoué, quels incidents ont provoqué la tension et comment le Togo entend défendre ses intérêts devant l’instance arbitrale.

Pour les experts en relations internationales, il s’agit d’un test pour la diplomatie togolaise.

Le recours à l’arbitrage international reflète néanmoins la volonté des deux États de privilégier le dialogue et le droit plutôt que la confrontation. Le Ghana, par la voix de Felix Kwakye Ofosu, porte-parole du président, insiste sur le caractère pacifique et amiable de la démarche.

Dans un contexte régional où les tensions frontalières et les enjeux économiques se croisent, la manière dont le Togo gérera ce différend pourrait peser sur sa crédibilité diplomatique et sur l’image de sa politique de coopération régionale.

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