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Togo- Face aux soupçons visant l’OTR, un ex-député appelle à « savoir la vérité »

Alors qu’une des personnes citées dans les récentes révélations sur de présumées malversations à l’Office togolais des recettes (OTR) a annoncé son intention de porter plainte contre le journaliste Ferdinand Ayité et contre X, les réactions continuent de se multiplier dans le pays.

Parmi elles, celle de Gerry Taama, ancien député, qui insiste sur l’urgence de faire toute la lumière sur cette affaire. « Nous avons besoin de savoir la vérité, au moins pour cette fois-ci », affirme-t-il d’emblée, sur sa page Facebook, estimant que l’émotion suscitée dépasse la question des montants évoqués. « Elles soulèvent une interrogation lancinante et terrifiante : que fait-on avec l’argent de nos impôts ? », poursuit-il.

L’ancien parlementaire rappelle que la fiscalité concerne l’ensemble des citoyens : « Les impôts sont payés par tout le monde (…) car lorsque vous achetez une marchandise, vous payez la TVA. » Dans ce contexte, il interroge directement l’usage des ressources publiques : « Donc, oui, comment utilise-t-on l’argent que nous cotisons ? »

Alors que les autorités mettent régulièrement en avant le « devoir civique » de payer l’impôt, Gerry Taama souligne le risque d’un décrochage de confiance. « Le silence est pernicieux », prévient-il, appelant à des réponses rapides sans attendre l’issue d’une procédure judiciaire qu’il juge potentiellement longue.

Pour « situer l’opinion », il propose l’intervention de plusieurs institutions. D’abord, une enquête interne de l’OTR « pour rassurer les contribuables ». Ensuite, les banques et assurances citées, qui « doivent aussi faire une enquête interne rapidement ». Il évoque également le rôle de la HAPLUCIA, invitée à « s’autosaisir », ainsi que celui du ministère des Finances, appelé à mobiliser ses organes de contrôle. Enfin, il estime que l’Assemblée nationale devrait « mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire ».

Au-delà des mesures, l’ancien député insiste sur l’enjeu central : « C’est une question de confiance. Nous avons besoin de la vérité pour être de bons contribuables. »

Dans un propos plus critique, il relativise l’ampleur apparente du scandale : « C’est du menu fretin, le petit bout de l’iceberg », avançant que la réalité pourrait être plus profonde. Et de conclure, sur un ton désabusé : « C’est pire que pire. Allons-y seulement. »

One thought on “Togo- Face aux soupçons visant l’OTR, un ex-député appelle à « savoir la vérité »

  1. C’est pire que pire… Quand on est inclus, tout est plus que parfait… Quand on est exclus, tout est pis… C’est cela le problème togolais.

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