Advertisements

Hausse des carburants : une réforme nécessaire, une injustice évitable

Au terme d’une série en sept épisodes, Gnimdéwa Atakpama soutient que la hausse des prix des carburants n’était pas forcément le problème. Selon lui, c’est l’absence de mesures d’accompagnement, de concertation et de protection des plus vulnérables qui a transformé une réforme économique en injustice sociale.

Sept épisodes pour une seule hausse de carburant.

On a commencé par un homme : le zemidjan qui perd 13 500 FCFA chaque mois. On a fini par une question : où sont passés les 11 milliards que l’État a récupérés ?

Entre les deux, une seule vérité revient. Ce n’est pas la hausse qui était injuste. C’est la façon dont elle a été appliquée.

Parce que la vraie question n’a jamais été : fallait-il augmenter ?
La vraie question, c’est : qui devait payer, combien, et avec quelles protections ?

Et à cette question, il y avait des réponses. Connues. Chiffrées. Possibles.

Maintenir le pétrole lampant à son prix d’avant : 2 à 3 milliards par an. Absorbable.
Lancer des transferts ciblés vers les ménages vulnérables : 5 à 8 milliards. Faisable, les registres existent déjà.

Réduire le train de vie de l’État avant de serrer la ceinture des plus pauvres : une simple question de signal.

Organiser deux semaines de concertation avec les syndicats, les femmes commerçantes, le secteur informel : quasi gratuit.

Rien de tout cela n’a été annoncé.
La hausse était peut-être inévitable. L’injustice de sa mise en œuvre, elle, était évitable.

C’est ça, la gouvernance sociale. Ce n’est pas empêcher les réformes. C’est décider qui les porte. Et faire en sorte que ce ne soit pas toujours les mêmes.

Souviens-toi du zemidjan du début. Ses 13 500 FCFA. Tout ce qu’on vient de décrire, c’était pour lui. Pour qu’il ne porte pas, seul, le poids d’un choix qu’il n’a pas fait.

La première moitié de la réforme, on nous l’a imposée. La seconde, celle qui protège les pauvres, on l’attend toujours.

Exigeons-la. Partage ce post si tu penses qu’elle est due. 🔁

7/7. Fin de la série.

Je suis Gnimdéwa Atakpama. Je raconte l’Afrique en griot, je l’analyse en stratège, je la défends en citoyen. (J’ai consacré une émission entière à ce dossier, lien en commentaire.)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *