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Togo- Ce samedi, les Togolais commémorent une journée qui a coûté des vies

Le 6 juin 2025 restera gravé dans la mémoire collective togolaise. Il y a exactement un an, des manifestants descendus dans les rues de Lomé – sur appel de l’artiste Aamron, soutenu par le Mouvement du 6 Juin (M66) – se heurtaient à une répression d’une rare brutalité. Le régime de Faure Gnassingbé avait alors déployé l’armée et des miliciens (sic) pour disperser une foule réclamant le retour à la Constitution de 1992 et la libération des prisonniers politiques.

Le bilan humain de cette journée reste douloureux. Parmi les victimes figure Koutoglo, un jeune élève de 15 ans en classe de Troisième, dont le corps a été retrouvé dans la lagune de Bè. D’autres manifestants, comme la sage-femme Koumayi Grâce ou Madame Amavi, portent encore dans leur chair les séquelles des tortures subies. Des médecins, artistes, étudiants et simples citoyens ont été arrêtés, incarcérés et maltraités pour avoir osé rejoindre un mouvement de contestation légitime.

Face à l’émotion internationale, le gouvernement avait dépêché son ministre des Droits de l’Homme de l’époque, Pacôme Adjourouvi, sur les médias pour nier en bloc l’usage de miliciens et les assassinats (sic) de manifestants.

Un an après, le M66 n’a pas désarmé. Pour commémorer ces événements et réaffirmer son opposition au régime, le mouvement citoyen appelle ce samedi 6 juin 2026 à une journée symbolique baptisée « Togo en pause » : zéro circulation, commerces fermés, activités suspendues. Un arrêt total pour donner à voir, dans le silence et l’immobilisme, ce que cinquante ans de règne des Gnassingbé ont fait du pays.

Des regroupements de partis politiques et des organisations de la société civile rejoignent également ce mot d’ordre du « Togo en pause ».

Un hommage silencieux. Un acte de résistance. Et un rappel que les morts du 6 juin 2025 n’ont pas encore obtenu justice.

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