La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) réaffirme son engagement en faveur d’une « Refondation éthique et souveraine du Togo », appelle à une transition politique par des voies pacifiques et juridiques, et invite les Togolais à trois jours de jeûne et de prière, du 3 au 5 juillet 2026, pour la paix, la justice et la réconciliation nationale.
TOGO : LA DYNAMIQUE MONSEIGNEUR KPODZRO RÉAFFIRME SON ENGAGEMENT POUR LA « REFONDATION ÉTHIQUE ET SOUVERAINE » ET APPELLE À TROIS JOURS DE JEÛNE ET DE PRIÈRE
La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a animé, ce mercredi 1er juillet 2026, une conférence de presse consacrée à la situation sociopolitique du Togo. À travers une déclaration liminaire, le mouvement est revenu sur plus de six années de lutte qu’il présente comme une « Révolution souverainiste pacifique » engagée depuis l’élection présidentielle du 22 février 2020. Les responsables de la DMK ont également dressé un tableau critique de la gouvernance du pays, réitéré leur appel à une transition politique conduisant à une « Refondation éthique et souveraine du Togo (REST) » et lancé un appel national à trois jours de jeûne et de prière, du 3 au 5 juillet 2026.
Dès l’entame de la rencontre, les responsables de la DMK ont rendu hommage aux « aïeux » et aux « martyrs » de la nation avant d’appeler les Togolais à demeurer unis autour des valeurs de paix, de justice, d’amour et de souveraineté.
Selon la déclaration, la lutte menée par la DMK depuis 2020 vise le « retour de la légitimité » et la restauration de la souveraineté populaire. Le mouvement estime que cette démarche est fondée sur la doctrine de la Souveraineté Intégrale du Togo (SITO), présentée comme le fondement de son projet de Refondation éthique et souveraine du Togo (REST).
Une analyse critique de la situation nationale
Au cours de cette conférence de presse, les responsables de la DMK ont dressé un bilan préoccupant de la situation du pays. Ils ont notamment évoqué les récentes inondations ayant touché Lomé, le littoral et plusieurs autres localités, estimant que ces catastrophes révèlent les insuffisances des politiques publiques en matière d’assainissement, d’aménagement urbain et de protection civile.
Le mouvement a également dénoncé la pauvreté persistante, l’insécurité alimentaire, les difficultés du secteur agricole, les déplacements de populations provoqués par l’insécurité dans le nord du pays, les problèmes liés à la gestion des ressources minières, des cas de mauvaise gouvernance financière ainsi que les difficultés d’accès à l’emploi pour les personnes en situation de handicap.
La DMK s’est aussi inquiétée des performances du système éducatif, évoquant notamment les résultats du BEPC qu’elle considère comme un signal d’alerte appelant des réformes profondes.
Les décisions de la Cour de justice de la CEDEAO au cœur de son argumentaire
Les responsables de la DMK ont rappelé les décisions rendues par la Cour de justice de la CEDEAO, notamment l’arrêt du 24 mars 2022 relatif aux violations des droits de l’homme après l’élection présidentielle de 2020 ainsi que celui du 29 janvier 2026 concernant la réforme constitutionnelle de mars 2024.
Selon le mouvement, ces décisions confortent son combat en faveur d’un retour à la légitimité démocratique.
La DMK a également annoncé son soutien à la saisine de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), afin que toutes les voies de droit nationales et internationales soient exploitées sur la base de l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO. Le mouvement affirme ainsi privilégier la voie juridique comme moyen pacifique de règlement des différends.
Un appel à la communauté internationale
La DMK indique avoir saisi les Nations unies afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation togolaise. Elle appelle le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, l’Union africaine et la CEDEAO à accompagner un dialogue national inclusif devant conduire, selon elle, à une transition politique et à une refondation des institutions.
Trois jours de jeûne et de prière pour le Togo
Au-delà de son plaidoyer politique et juridique, la Dynamique Monseigneur Kpodzro a insisté sur la dimension spirituelle de son combat. Le mouvement affirme croire que la transformation du pays passe également par une mobilisation spirituelle.
Dans cette perspective, la DMK lance un appel à un triduum national de jeûne et de prière les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 juillet 2026. Selon ses responsables, cette initiative s’inscrit dans le cadre de ce qu’ils appellent la « Révolution Spirituelle Pacifique » et vise à rassembler les Togolais dans la prière pour la paix, la justice, la réconciliation nationale et l’avenir du pays.
La déclaration invite particulièrement les femmes togolaises, présentées comme les « gardiennes de la vie » et les « Amazones de Lumière », à jouer un rôle majeur dans cette mobilisation spirituelle et citoyenne. Les responsables de la DMK estiment que leur engagement sera déterminant dans la quête d’une « Deuxième et véritable indépendance » du Togo.
Un appel à l’unité nationale
En conclusion, la Dynamique Monseigneur Kpodzro a renouvelé son appel à l’ensemble des acteurs politiques, de la société civile, de la jeunesse ainsi qu’à tous les citoyens togolais afin qu’ils s’unissent autour de ce qu’elle considère comme l’intérêt supérieur de la Nation.
Réaffirmant son attachement à une lutte qu’elle qualifie de pacifique, le mouvement invite les Togolais à poursuivre leur mobilisation pour la souveraineté, la réconciliation nationale, la restauration de la légitimité démocratique et la reconstruction des institutions.
La conférence de presse s’est achevée sur un message d’espérance adressé au peuple togolais ainsi que sur des vœux formulés pour le second semestre de l’année 2026, avec en point d’orgue l’appel au jeûne et à la prière des 3, 4 et 5 juillet comme temps de recueillement et de mobilisation spirituelle pour l’avenir du pays.
