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Togo- Le gouvernement appelle au calme face aux rumeurs de « disparition d’organes génitaux »

Ministre Calixte-Batossie-Madjoulba

Le ministère togolais de la Sécurité a appelé vendredi la population « au calme, à la retenue et à la responsabilité », dans un communiqué visant à endiguer des rumeurs de disparition d’organes génitaux qui circulent depuis plusieurs jours dans le pays et sur les réseaux sociaux.

Selon ce texte signé du ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ces rumeurs font état de « prétendues disparitions d’organes génitaux » survenues, selon les récits qui circulent, à la suite de simples contacts avec certaines personnes. Elles se sont propagées dans plusieurs localités du pays ces derniers jours.

« À ce stade des investigations menées par les services compétents, en collaboration avec les autorités sanitaires, aucun élément objectif ne permet d’établir la réalité des faits tels que relayés », affirme le communiqué.

Le ministère observe que ces rumeurs « entretiennent un climat de peur » et ont provoqué, dans certains cas, des actes de violence et de vindicte populaire contre des personnes soupçonnées à tort. Il rappelle qu’« nul n’est autorisé à se faire justice » et prévient que toute personne se livrant à des violences, agressions, destructions de biens ou diffusion de fausses informations s’expose à des poursuites judiciaires.

Les autorités invitent la population à signaler tout fait suspect aux forces de l’ordre plutôt que de relayer des informations non vérifiées, via plusieurs numéros gratuits : le 1014 (Centre national de commandement unifié), le 117 ou 1244 (Police nationale), et le 172 (Gendarmerie nationale).

Ce communiqué intervient après plusieurs incidents survenus ces derniers jours dans le pays, notamment à Kara, dans le nord du Togo, où une femme accusée par des habitants d’avoir fait disparaître les organes génitaux de deux jeunes hommes avait été appréhendée par la foule avant d’être remise à la police. Un cas similaire avait déjà été signalé récemment à Sokodé, dans le centre du pays, où le préfet local avait publiquement démenti la réalité des faits allégués.

Ce type de rumeur, parfois appelé « vol de sexe » en Afrique de l’Ouest, resurgit périodiquement dans plusieurs pays de la région et a par le passé donné lieu à des violences collectives, y compris des lynchages, contre des personnes accusées sans preuve.

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