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Libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO : Quittez les discours

Dans le cadre de la célébration de son 50eme anniversaire, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) multiplie des activités   dans sa vision d’une « CEDEAO de demain » plus intégrée et plus proche des citoyens.

La Commission de la CEDEAO a organisé lundi, 17 août 2026 un dialogue régional à Noépé-Akanu, point frontalier stratégique entre le Togo et le Ghana, pour faire le point sur la libre circulation des personnes et des biens le long du corridor Abidjan-Lagos. « Le corridor Abidjan-Lagos est une artère économique qui relie cinq États membres de la CEDEAO, facilite la circulation de millions de personnes et soutient une part importante du commerce et de l’activité économique de notre région.

Ce corridor incarne concrètement la vision de la CEDEAO d’une Afrique de l’Ouest sans frontières, prospère et intégrée », a déclaré à l’ouverture Damtien Tchintchibidja, Vice-Présidente de la Commission. Malgré les avancées du Protocole de 1979 sur la libre circulation et des instruments comme le Tarif extérieur commun ou le Schéma de libéralisation des échanges, les acteurs de terrain (en particulier les femmes et les jeunes commerçants) se heurtent durement à des lourdeurs administratives, des tracasseries, des violences basées sur le genre et un manque d’information sur leurs droits.

Et pour la Vice-présidente «  l’avenir de l’Afrique de l’Ouest dépend de notre capacité collective à lever les obstacles, à créer des opportunités et à rapprocher nos peuples et nos économies. En renforçant la libre circulation, en facilitant les transports, en modernisant la gestion des frontières et en responsabilisant les usagers, nous pouvons générer d’énormes retombées économiques et sociales.»
Et au cours des échanges, les participants notamment agents frontaliers, douaniers, représentants des ministères, associations de commerçantes et partenaires au développement ont passé en revue les outils disponibles pour fluidifier les passages notamment la carte d’identité biométrique ENBIC, le système de transit SIGMAT, les postes frontières conjoints. L’objectif est de passer des textes à la réalité du terrain.

Tout est bien dit. Mais les réalités décapantes appellent à plus d’actes concrets. Les beaux discours n’ont rien changé. La libre circulation des personnes et des biens demeure un vœu pieux. Tout se passe comme si le Protocole de 1979 sur la libre circulation n’a jamais existé. Toute initiative non coercitive avec l’engagement et la volonté fermes des premières autorités des États membres va résonner comme de la poudre aux yeux.

Honoré ADONTUI

Source : Lecorrecteur.tg

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