Deux mercenaires du Groupe Wagner, qui avaient été capturés par les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) lors de la bataille de Tinzawaten, en juillet 2024, ont été remis en liberté le 20 août 2026. Ceci une semaine après la libération de 82 militaires maliens détenus par le FLA et le Jnim. Il est dit que tout ceci a été possible grâce à une médiation menée par le Togo entre le groupe armé et les autorités maliennes.
Comme d’ordinaire, la diplomatie de proximité qui privilégie les contacts directs et la négociation pour préserver des vies humaines du médiateur Gnassingbé Faure est saluée (sic) par les officines du régime.

« Le principe est constant : même lorsque les relations officielles sont tendues, il faut éviter que tous les canaux de communication soient rompus » indique un communiqué officiel. Une nouvelle qui arrive au moment où deux journalistes-réalisateurs français et leur fixeur togolais arrêtés le 27 juillet 2026 à Kara dans le nord du Togo alors qu’ils réalisaient un reportage pour une série documentaire Les routes de l’impossible sont placés en détention provisoire le 17 août 2026.
Ils sont poursuivis pour « fausses déclarations » en lien avec leurs visas, évoquant des indices graves et concordants, des accusations rejetées par leurs avocats. Tous les canaux sont mis à contribution pour montrer que M.Gnassingbé est la solution aux problèmes de la sous-région.
Mais à l’interne, la situation sécuritaire au nord du Togo dans les Savanes n’est pas la moins préoccupante. C’est d’ailleurs l’argument diamant qui sous tend l’arrestation des Français et Togolais dans la Kozah.De là , certains se demandent pourquoi le médiateur attitré ne mette pas ses stratégies en place pour libérer la Région des Savanes des mains des terroristes.
Bien plus, un médiateur est un homme de paix, comment dans son propre pays le Togo, pour oui pour un non, près d’une centaine de Togolais sont privés de leur liberté ? Des prisonniers d’opinion, il y en a à la pelle dans les geôles togolaises.
C’est d’ailleurs ce qui occasionne les railleries autour de la médiation de Faure Gnassingbé que certains surnomment «preneur d’otage».
Honoré ADONTUI
Source : Lecorrecteur.tg

