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Togo : la HARC muscle son dialogue avec les créateurs de contenus, entre pédagogie et encadrement publicitaire

Créateurs de contenus, blogueurs, TikTokeurs, YouTubeurs et influenceurs togolais se sont retrouvés, mardi 22 septembre à Lomé, face à la Haute Autorité de Régulation de la Communication Écrite, Audiovisuelle et Numérique (HARC), pour une première rencontre annoncée dès le 14 septembre. Au menu : liberté d’expression, éthique et, surtout, un nouveau régime d’encadrement de la publicité en ligne.

L’affluence a débordé la salle de conférence de l’institution, contraignant les organisateurs à installer un apatam dans la cour. Un déploiement révélateur de l’ambition affichée par la HARC : passer d’une posture de simple régulateur à celle d’accompagnateur d’un secteur devenu, selon l’institution, le principal canal de circulation de l’information au Togo.

Le président de la HARC, Willbronde Pitalounani Télou, a défendu un équilibre entre deux impératifs : « concilier la liberté d’expression, qui est fondamentale, avec la responsabilité qui incombe à chaque diffuseur d’information ». Vérification préalable des informations, respect de la dignité humaine et des droits d’autrui, préservation de la cohésion sociale : autant de principes rappelés aux participants, dans une démarche que l’institution dit avoir nourrie de ses échanges avec des homologues régionaux, au Tchad, au Sénégal, en Afrique du Sud, au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

Mais l’annonce la plus structurante concerne la publicité en ligne. Tout contenu à caractère publicitaire diffusé sur les réseaux sociaux devra désormais obtenir, au préalable, un visa de diffusion délivré par la HARC, une obligation qui vise en particulier les créateurs engagés dans des partenariats rémunérés avec des marques, entreprises ou organisateurs d’événements, et qui les contraint à mieux maîtriser le cadre légal du marketing d’influence.

Au-delà de cette séance inaugurale, la HARC présente la rencontre comme le point de départ d’un dialogue permanent avec des acteurs devenus incontournables du paysage médiatique national, dans un secteur numérique dont la régulation relève désormais explicitement de ses prérogatives élargies.

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