Togo : De la cartographie considérée comme un art de gouverner
Oh rage, oh vieillesses habitudes bien drapées. Bonnes nouvelles qui, dans leur solennité même, appellent le rire plus sûrement que la meilleure des farces. Ainsi de cette annonce selon laquelle le Togo, par la voix de sa diplomatie, s’apprêterait à porter devant l’Assemblée générale des Nations Unies de septembre 2026 le grand combat de notre temps : la rectification de la projection de Mercator. Le Groenland, paraît-il, y usurpe depuis quatre siècles une majesté cartographique qui ne lui revient pas ; l’Afrique, injustement rapetissée par un cartographe flamand du XVIe siècle, mériterait réparation. On croit rêver, et pourtant l’on ne rêve pas : c’est bien là, nous dit-on, l’un des dossiers sur lesquels Faure Gnassingbe entend faire entendre sa voix devant le concert des nations.

