Togo : servitude volontaire d’un peuple affranchi
Du 27 avril 196 à nos jours, retenons que les spectacles que l’histoire, dans sa malice coutumière, réserve aux nations les plus dignes de la pitié des esprits : celui d’un peuple qui, ayant rompu ses chaînes coloniales au prix de mille sacrifices et d’une éloquence civique digne des plus belles heures de la Rome pontificale républicaine, se voit, à peine affranchi de la tutelle étrangère, coiffé d’une nouvelle servitude, d’autant plus humiliante qu’elle procède non d’une conquête extérieure, mais d’une usurpation intérieure, conduite par des mains que la patrie elle-même avait nourries.
