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Togo- Geoffroy Fongbedji, prêtre et futur anesthésiste

Prêtre du diocèse d’Atakpamé, au Togo, le père Geoffroy Fongbedji, est actuellement étudiant stagiaire au CHU Campus de Lomé dans le cadre de ses études médicales en anesthésie et réanimation. Qui est ce prêtre ? Et comment est née sa passion pour la médecine ? Portrait.

Mardi 23 mai, 18 heures, un homme grand en soutane blanche entre dans la chapelle du Sanctuaire du Très Saint Sacrement à Lomé, quartier Adidogomé-Awatamé, pour animer la neuvaine à l’Esprit Saint en perspective de la Pentecôte, dimanche 28 mai 2023. C’est l’abbé Geoffroy Fongbedji, à peine de retour de Centre hospitalier universitaire (CHU Campus) où il a travaillé au bloc opératoire toute la journée.

Né le 8 novembre 1985, Geoffroy fait ses études primaires et secondaires à Anié où il obtient son Bac II série D en 2006. Il entre au Séminaire propédeutique interdiocésain de Notsè (Togo), puis au Grand séminaire interdiocésain Saint Jean-Paul II de Lomé.

En devenant prêtre en 2015, l’abbé Geoffroy Fongbedji n’avait jamais imaginé faire des études de médecine. Mais après seulement deux ans de service pastoral, sa passion pour la médecine refait surface, comme une providence.

Séminariste et passionné d’infirmerie

« Ma passion pour la médecine est née surtout au cours de ma formation au grand séminaire où j’ai opté pour l’équipe de l’infirmerie en vue de donner les premiers soins internes », se souvient-il. Les séminaristes membres de cette équipe étaient formés et suivis par un médecin professionnel. « La passion de porter secours à l’autre, m’animait déjà à l’époque », dit-il.

En 2015, il est ordonné prêtre pour le diocèse d’Atakpamé et a servi pendant deux ans à la paroisse catholique d’Elavagnon, région des plateaux. C’est de là que son évêque, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, l’informe de la décision de son conseil de l’envoyer en formation en infirmerie. Quoique surpris, l’abbé Geoffroy accepte commence sa formation en infirmerie à l’Hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan, à 85 km au nord-est de Lomé. Mais, cette formation est suspendue après désistement d’un étudiant réduisant encore le nombre d’apprenants déjà insuffisant selon les clauses de cet hôpital. Après quelques stages en infirmerie, l’abbé Fongbedji décide de poursuivre sa formation médicale et la filière anesthésie et réanimation est retenue de commun accord avec son évêque.

Une pastorale astreignante

En 2022, il débute un master à l’École des assistants médicaux à l’Université de Lomé et il est en stage dans les CHU Campus et Sylvanus Olympio à Lomé. Au même moment, il fait ses enquêtes pour la rédaction de son mémoire.

« Le père Geoffroy est un prêtre qui prêche avec une grande profondeur et ses enseignements me touchent beaucoup », confie Ulrich Sonehekpon, un chrétien catholique fréquent au Sanctuaire du Très Saint Sacrement à Lomé. « Je sens en lui un charisme d’enseignement qui m’impressionne particulièrement », ajoute-t-il.

De son côté, Eudoxie Dognon, également catholique, aime les conseils de ce prêtre anesthésiste : « Depuis qu’il est dans le domaine médical, le père Geoffroy prodigue souvent des conseils en matière d’hygiène, de prudence et de respect du Code de la route afin d’éviter les accidents ».

« Le travail d’anesthésiste et de réanimation est très contraignant et stressant, car il a entre ses mains la vie des patients », explique ce prêtre qui prie beaucoup pour les malades. Sa première expérience de réanimation a été un choc pour lui. « Au bloc, on voit la fragilité de l’Homme et sa finitude ; c’était une expérience difficile, mais j’ai réussi à la surmonter par la prière et l’assistance de mon conseiller spirituel », reconnaît-il.

africa.la-croix.com

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