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Tuesday, March 5, 2024
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FTF : Colonel Guy Kossi Akpovy briguera-t-il un nouveau mandat en 2024 ?

Elu dans un contexte particulier président du Comité exécutif (Comex) de la Fédération togolaise de football (FTT), celui qui deviendra plus tard Colonel Akpovy pourra-t-il briguer un troisième mandat en 2024 ?

Messe de requiem

Vendu (sic) au corps électoral comme le messi, celui qui est appelé à sauver le football national, Guy Kossi Akpovi est élu patron de la FTF en février 2016 à l’hôtel Mercure Sarakawa à Lomé, obtenant 25 voix contre 16 pour Germain Wona et 6 à Gerson Dobou.

Né un jour de l’année 1967, le nouveau président est un diplômé de l’Ecole de guerre de Paris. Ancien préfet, il a dirigé aussi la Gendarmerie nationale et a été vice-président de Dyto de Lomé, un club d’élite, qui n’est que l’ombre de lui-même dans le championnat national de première aujourd’hui.

L’officier supérieur des Forces armées togolaises (FAT) a été porté à la tête de la FTF dans un contexte particulier, disait l’auteur de ces lignes au début ce papier.

En effet, le congrès extraordinaire électif du 13 février 2016 s’est tenu pour mettre fin à la énième crise qui secouait l’instance faîtière. A la veille de ce rendez-vous, peu pariait sur son élection. Les espèces sonnantes et trébuchantes ont-elles fait le reste ?

Seconde mi-temps

Une fois aux affaires, M. Akpovy parvient, il faut le reconnaître, à tourner (définitivement ?) la page de la période tumultueuse que traversait la FTF avant son élection, organiser régulièrement les championnats de D1 et D2 plus ou moins avec de réussite.

Le football féminin et des jeunes reste le parent pauvre de son programme, même si la sélection nationale incarnée par Kaï Tomety ait pu participer à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

Suffisant pour être reconduit ?  En 2020, bien qu’il ne fasse pas l’unanimité, le président sortant se succède à lui-même au cours d’un congrès où il était le seul candidat en lice. Avec la promesse d’améliorer l’administration des compétitions, de développer les infrastructures et de tout mettre en œuvre pour parvenir à une qualification des Eperviers à la Coupe du Monde en 2022.

Tâches noires

Cette dernière promesse ne s’est pas concrétisée. Dans son bilan, ce qui gêne surtout les détracteurs de Guy Kossi Akpovy reste la non qualification des Eperviers aux dernières éditions de la CAN.

En dehors de la qualification inespérée du Togo pour la compétition panafricaine en 2017 au Gabon, après le succès 5-0 sur Djibouti au stade de Kégué ; c’est-à-dire que sous son règne, lecapitaine Djene Dakonam et ses partenaires n’ont pas participé aux deux dernières  CAN. Ils ne seront pas de la partie en Côte d’Ivoire à partir du 13 janvier.  En ce qui concerne la phase finale du mondial, n’en parlons même pas.

L’autre grief retenu contre le patron du football togolais est d’avoir laissé Claude Le Roy continuer à coacher les Eperviers durant presqu’une demi-dizaine d’années alors que le technicien Breton est devenu un problème plus qu’une solution.

Le hic, Claude Le Roy, après son départ, a déclaré dans une interview à New Word qu’il aurait « eu des propositions pour revenir ». Irrévérencieux, n’est-ce pas ?

Guy Kossi Akpovy est un militaire de formation et de courrière mais peine à prendre des décisions courageuses, notent certains de ceux qui le connaissent bien. « Son défaut est qu’il lui manque certaines connexions locales », pointe du doigt un de ses anciens visiteurs du soir qui, néanmoins, nuance : « il veut réussir ».

Candidat en 2024 ?

Pour le moment, aucune date n’est encore fixée pour la tenue du prochain congrès. Mais il aura lieu l’année prochaine, dans quelques mois donc. Et la question qui revient dans les discussions dans certains milieux sportifs est de savoir si le président sortant ambitionnera, au moment opportun, de briguer un nouveau mandat, le troisième.

L’intéressé, pour le moment, ne laisse transparaître aucun signal. Mais certains qui le connaissent l’assurent, il serait encore candidat à sa propre succession en 2024, convaincu qu’ « on ne change pas une équipe qui gagne ».

Le contexte n’est plus le même. En 2016 et 2020, il aurait « bénéficié d’un appui émanant de son corps originel. Mais aujourd’hui ses principaux soutiens sont en difficulté », croit savoir un président de club de D2. L’absence des Eperviers aux dernières phases de la CAN « doit en principe le décider de ne pas solliciter un mandat de trop », conseille même un autre président de club.

Pour le moment, aucun texte ne lui interdit de se représenter encore l’année prochaine. Ce qui change tout.

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