Bénin inspire, Almok critique l’immobilisme politique au Togo

La scène politique béninoise continue de faire réagir au-delà de ses frontières. Après l’annonce du président Patrice Talon de ne pas briguer un troisième mandat et la désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection de 2026, des voix togolaises se sont élevées pour commenter cet acte politique. Parmi elles, celle de la chanteuse togolaise Almok, connue davantage pour ses performances artistiques que pour ses prises de position publiques.

De son vrai nom Komla épouse Tossa Edem Afi, Almok s’est forgée une réputation sur la scène musicale togolaise, mais elle ne s’était jusqu’ici que rarement exprimée sur des sujets politiques. Ce tournant dans sa carrière militante s’est amorcé en mai dernier, à la suite de l’arrestation de son collègue artiste Aamron, qui critique le régime en place.

Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, la chanteuse a salué la décision de Patrice Talon de préparer sa succession de manière transparente :

« En soutenant le choix du Ministre Romuald Wadagni comme candidat à sa succession, le Chef de l’État fait un choix audacieux, réfléchi et profondément tourné vers l’avenir. C’est là le geste d’un homme d’État soucieux de transmettre le flambeau à une génération compétente, intègre et pleinement engagée pour le développement de la nation.

Ce signal fort en faveur de la relève, de l’innovation et de la compétence mérite d’être salué. Il témoigne d’un patriotisme lucide et d’un sens élevé des responsabilités, que bien des dirigeants gagneraient à méditer.
Et pendant ce temps… au Togo, l’histoire semble encore hésiter à s’écrire autrement
. »

Cette sortie intervient dans un contexte où la vie politique togolaise est marquée par la réforme constitutionnelle récemment adoptée, qui permet au président Faure Gnassingbé de prolonger son pouvoir au-delà de ses 20 années déjà passées à la tête de l’État. Une réforme vivement critiquée par l’opposition et par une grande partie de la société civile, qui y voient une continuité dynastique après les 38 années de règne de son père, Gnassingbé Eyadema.

One thought on “Bénin inspire, Almok critique l’immobilisme politique au Togo

  1. Humm, l’Almok que je pense connaître semble avoir un français élaboré comparé à ce qu’elle parle ! Merci aux journalistes.

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