Dans ses vœux de Nouvel An 2026, le président de Freedom Togo – Mouvement de Libération Nationale (MLN), Kofi Yamgnane, livre une charge frontale contre le pouvoir togolais, qu’il accuse de violence d’État, de prédation et de cynisme politique. Rendant hommage aux prisonniers politiques, à la diaspora et à la jeunesse mobilisée, il appelle à une intensification de la lutte pour un « basculement total » du système, excluant toute réforme de façade ou compromis.
FREEDOM TOGO-MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE
VOEUX DE NOUVEL AN
Togolaises, Togolais
Mes chers compatriotes,
L’année 2025 s’est achevée comme elle a été vécue : dans la tromperie, la prédation et la violence. Le régime s’est enrichi ; le peuple togolais s’est encore appauvri. Ce vingtième anniversaire d’un pouvoir illégal, illégitime et corrompu aurait pu se contenter de marquer la fin d’un cycle de paupérisation et de souffrances accrues. Il a surtout révélé l’endurcissement d’un système à bout de souffle.
À la violence d’État a succédé une violence encore plus brutale. Aux manifestations pacifiques pour la liberté et la dignité, le régime a répondu par des morts — notamment dans la lagune de Bè —, par l’emprisonnement de Gnakadè, Grâce Koumayi et bien de nombreux autres, par l’arrestation et le conditionnement d’Aamron, par l’exil forcé de centaines de Togolais, par les exactions de milices dignes des “tontons macoutes”. L’insécurité s’est installée durablement et profondément dans le pays, des Savanes aux rivages de l’Atlantique et partout au Togo.
Pendant que le peuple souffre, le pouvoir s’est livré à une mise en scène grotesque : entre héritage autoritaire d’Eyadéma, illusion d’un panafricanisme frelaté et banalisation des institutions de la République. Faure Gnassingbé s’est découvert panafricaniste du jour au lendemain, convoquant un congrès vide de sens, révélateur d’un cynisme politique qui ridiculise notre Nation.
Il reçoit les vœux des institutions de la nation au détriment du symbole de l’unité nationale que représente le Président de la République. Halte à l’hypocrisie intellectuelle et à la manipulation politique des institutions.
Face à la répression — assassinats, arrestations arbitraires, exils forcés, procédures judiciaires instrumentalisées — nous n’avons pas plié. Nous avons résisté. Nous avons renforcé la lutte pour la Libération avec la naissance fulgurante du Mouvement M66 dans lequel des centaines de milliers de jeunes se sont reconnus, et puis l’initiative du Téléthon, pour consolider nos capacités d’action et notre autonomie. Oui, nous tenons ferme et nous fragilisons davantage ce régime des pires tragédies des Togolais face à l’opinion internationale et sous régionale.
Je salue très respectueusement le Peuple togolais. Malgré ce régime sans foi ni loi, les Togolais n’ont jamais cédé ni à l’indifférence, ni à l’accablement, ni à l’épuisement, et ils n’ont pas abandonné leurs droits à la liberté car cet abandon serait synonyme de renoncement à leur dignité.
Je salue tous les bénévoles de la société civile, notamment les jeunes ainsi que leurs dirigeants.
Je salue également tous les croyants de toutes les confessions qui ont prié, qui ont marché, défilé, chanté…en vain !
Je salue avec force la diaspora togolaise, pilier économique, politique et moral de la résistance, ainsi que les forces combattantes et citoyennes engagées dans les partis politiques d’opposition sur le territoire national, souvent au péril de leur vie et de leur honneur.
Je rends hommage à nos prisonniers politiques : à celles et ceux qui ont recouvré la liberté en cette fin d’année, je vous dis gravement que votre courage nous honore ; à celles et ceux que l’entêtement d’un régime déjà affaibli maintient encore derrière les barreaux, mais qui ne sont ni oubliés, ni abandonnés. Votre libération est une dette nationale.
Je m’incline avec compassion et révérence devant tous ceux qui ont perdu la vie ou qui sont devenus handicapés dans cette lutte de libération nationale.
La dictature peut tenter de briser des individus ; elle ne brisera jamais un peuple organisé, conscient et déterminé. Chaque acte de résistance renforce le contre-pouvoir citoyen et accélère la bascule de ce système mafieux et pervers. Ce système prendra fin avec la mobilisation générale des ressources humaines et financières en préparation.
En 2026, notre tâche est clairement indiquée : procéder à l’autocritique stratégique, dynamiser toutes les forces contributives de la Libération nationale, renforcer nos capacités collectives dans la rupture, affirmer notre souveraineté politique, économique et populaire en vue du basculement total du système oppresseur. Il ne s’agit ni de réformes cosmétiques ni de compromis honteux.
La Libération nationale ne se négocie pas.
Au nom de Freedom Togo – Mouvement de Libération Nationale (MLN), je remercie toutes celles et tous ceux qui, au pays et comme à l’extérieur, portent cette lutte avec dignité et courage.
Ensemble, nous bâtirons un Togo libre où défendre un citoyen ne sera plus jamais un crime, et où notre peuple vivra enfin dans la Paix, la Liberté et la Souveraineté.
Bonne et heureuse année 2026 à tous et toutes !
Vive la République !
Vive le Togo !
Vive le MLN !
Paris, le 7 janvier 2026.
Pour Freedom Togo – MLN
Le Président
Kofi YAMGNANE



L’opposition télécommandée ne marche pas. Joignez-vous aux leaders de partis ou d’opinion qui sont sur terrain… Les population doivent être mobilisées avant les élections législatives prochaines. Humm.
Faura Gnassingbe le tyran veut mourir au pouvoir comme son pere criminel Eyadama..