Le ministère de l’Éducation nationale a dénoncé une pratique jugée grave dans le système éducatif togolais : la correction des copies confiée par certains enseignants à des élèves de classes supérieures.
Les autorités estiment que ces agissements sont « anti-pédagogiques » et « ne sont pas de nature à faciliter l’apprentissage et l’évaluation dans les classes ». Pire, cette dérive contribuerait « à l’accroissement du taux d’échec et à l’abandon scolaire », mettant ainsi « en danger l’avenir de nombreux élèves ».
Rappelant que la correction des copies constitue « une mission essentielle de l’enseignant », le ministère souligne qu’elle permet « d’évaluer précisément les performances, d’identifier les lacunes et d’ajuster les enseignements ». En s’en déchargeant, certains enseignants se privent d’« un outil essentiel de pilotage pédagogique ».
Face à cette « pratique déviante », observée aussi bien dans les établissements publics que privés, les autorités dénoncent « l’irresponsabilité et le manque de conscience professionnelle » de ses auteurs et affichent leur détermination à « sévir pour préserver la qualité de l’enseignement ».


