Plusieurs mouvements politiques et citoyens togolais ont annoncé lundi à Lomé leur volonté de renforcer leur coordination face au pouvoir, sans toutefois proclamer la création d’une coalition formelle.
Réunis lors d’une conférence de presse conjointe, le Front « Touche pas à ma Constitution », la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) et Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) ont affiché des positions convergentes sur plusieurs revendications majeures, notamment la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés et la contestation de la constitution issue de la Vème République.
Selon Nathaniel Olympio, l’un des principaux intervenants, cette démarche répond à une nécessité politique : « À partir du moment où nous avons décidé de parler d’une seule voix, nous mettons en avant l’intérêt général », a-t-il déclaré devant la presse. Il a souligné que cette coordination vise à renforcer l’impact des actions menées par l’opposition.
Targone Sambiri a, pour sa part, insisté sur les limites d’une opposition fragmentée. « Individuellement, nous ne faisons pas le poids devant ce régime », a-t-il affirmé, appelant à une mutualisation des ressources et des stratégies afin de faire face au pouvoir en place.
Les responsables présents ont également dénoncé ce qu’ils qualifient de « coup d’État constitutionnel » lié à l’adoption de la nouvelle constitution. Ils estiment que le processus ayant conduit à la Vème République ne reflète pas la volonté populaire et ont réaffirmé leur attachement à la constitution de 1992.
Jean Kissi a mis en avant la notion de loyauté au sein de l’opposition, évoquant les difficultés rencontrées lors de précédentes expériences unitaires. « Nous voulons travailler avec des forces démocratiques restées loyales à l’opposition », a-t-il déclaré, ajoutant que l’objectif est d’éviter les divisions internes qui ont affaibli les regroupements antérieurs.
Ces leaders de l’opposition ont par ailleurs lancé un appel à la population togolaise, l’invitant à rester mobilisée et vigilante. Ils ont exhorté les citoyens à poursuivre la lutte pour leurs droits et libertés, tout en se disant ouverts à « de nouvelles formes de combat » dans le cadre de leur action politique.
Interrogés sur la création éventuelle d’une coalition officielle, les responsables ont répondu avec prudence. Ils affirment privilégier, à ce stade, une convergence d’actions et de positions plutôt qu’une structure formelle.
Cette initiative intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes autour des réformes institutionnelles et de la gouvernance.



Nous sommes les mêmes et nous recommençons les mêmes activités qui n’avaient ajouté aucune valeur au bien-être des populations.