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Handball : le Togo organise l’IHF Trophy et la CAN de beach handball en avril

En avril 2026, le Togo s’offre une double vitrine sportive. Avec l’IHF Trophy des jeunes et la CAN de beach handball, Lomé ambitionne de conjuguer performance, formation et rayonnement continental, dans un mois qui s’annonce stratégique pour l’image du pays.

À Lomé, le calendrier d’avril 2026 ne ressemble à aucun autre. Entre parquet et sable, entre promesses de jeunesse et spectacle continental, la Fédération togolaise de handball (FTHB) a choisi de frapper fort en enchaînant deux compétitions majeures, portées par une ambition claire : replacer le Togo sur la carte du handball africain.

L’annonce officielle a été faite le 26 mars au siège de la fédération, sous le regard attentif des acteurs du sport national. Derrière la solennité du communiqué, une stratégie se dessine : faire de la capitale togolaise un hub sportif régional, capable d’accueillir, organiser et performer.

Une jeunesse ouest-africaine en vitrine

Premier acte de ce mois chargé : l’IHF Trophy, prévu du 5 au 11 avril à l’Académie Swallows. Réservée aux catégories cadets (U18) et juniors (U20), la compétition réunira sept nations d’Afrique de l’Ouest – du Bénin au Nigéria, en passant par le Ghana et la Côte d’Ivoire – autour d’un enjeu double : la qualification pour les phases mondiales et la détection des talents de demain.

Dans un contexte où les fédérations africaines misent de plus en plus sur la formation, ce tournoi apparaît comme une étape clé. Pour le Togo, il s’agit moins de participer que de se positionner durablement dans la chaîne de production du haut niveau.

« Nous devons relever le handball togolais. C’est pour cela que nous voulons organiser ces compétitions avec le soutien des instances africaines et internationales. Nous ne les organisons pas seulement pour participer, mais pour les gagner », affirme Auguste Dogbo, président de la FTHB, déterminé à inscrire cette initiative dans une logique de résultats.

Derrière cette déclaration, un travail de fond est revendiqué : regroupements précoces, suivi des joueurs, encadrement renforcé. Autant d’éléments qui traduisent une volonté de professionnalisation encore rare à ce niveau.

Le pari du sable et du spectacle

Changement de décor, deux semaines plus tard. Du 23 au 28 avril, ce sont les plages de Lomé (devant l’hôtel Onomo) qui prendront le relais avec la Coupe d’Afrique des Nations de beach handball, une première pour le pays.

Douze nations sont attendues, parmi lesquelles des poids lourds comme l’Égypte, la Tunisie ou le Maroc, mais aussi des sélections émergentes venues d’Afrique de l’Ouest et de l’Est. Particularité de cette édition : elle réunira à la fois les équipes masculines et féminines, offrant une visibilité accrue à la discipline.

Pour l’occasion, un site dédié sera aménagé en « village du beach », pensé comme un espace hybride mêlant compétition, animation et promotion touristique. Une scénographie qui s’inscrit dans une tendance continentale : faire du sport un levier d’attractivité.

La finale, programmée autour du 27 avril, coïncidera avec la fête de l’indépendance togolaise, ajoutant une dimension symbolique à l’événement. Un choix loin d’être anodin, tant il traduit la volonté de lier sport et narration nationale.

Au-delà des matchs, c’est bien une image que le Togo cherche à construire. Celle d’un pays capable d’organiser, d’innover et de fédérer. Reste la question centrale : la performance suivra-t-elle l’organisation ? Car si les ambitions sont affichées, le terrain, lui, ne pardonne pas.

Mais pour Auguste Dogbo et ses équipes, le pari est déjà lancé. Et à Lomé, en avril 2026, le handball entend bien se faire entendre.

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