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Togo – La pauvreté dans l’assiette touche aussi l’école selon King Mensah.

« La pauvreté qui traîne aujourd’hui dans nos assiettes, l’école aussi en fait partie ». Cette phrase, prononcée il y a quelques jours par King Mensah dans une nouvelle interview, choque plus d’un sur les réseaux sociaux. Autour de ces propos, chacun y va de son commentaire.

King Mensah a-t-il tort de faire cette déclaration ? Que peut-on attendre de mieux de l’école si ce n’est sortir l’apprenant de la pauvreté ?

Au-delà de cette critique sévère adressée à l’école, l’homme qui a abandonné les classes en 4e, mais est devenu malgré tout un grand homme, propose ce qui suit : « Les enfants peuvent aller à l’école du lundi au vendredi, mais apprendre un métier le reste du temps, comme la plomberie, l’électricité, etc. »

Selon King Mensah, ça ne sert à rien de parler un bon français et un bon anglais tout en ayant faim. À l’école, suggère-t-il, on doit enseigner nos pays de sorte que tout le monde s’y retrouve, même ceux qui ne sont pas allés à l’école.

« Je ne dis pas que l’école n’est pas une bonne chose, mais je pense aujourd’hui que, dans les écoles, il faut enseigner les choses qui peuvent aider à développer le continent. Je vois beaucoup d’élèves aller à l’école, mais je me demande ce qu’ils vont devenir », marque-t-il.

Pour étayer sa proposition, il donne l’exemple de ses orphelinats dans lesquels il envoie toujours les enfants qui redoublent plusieurs fois leur classe en apprentissage. « Aujourd’hui, ils gagnent leur vie mieux que ceux qui sont allés à l’école », a-t-il précisé.

Pour celui qui est adulé par les Togolais, on ne construit pas un pays ; on construit des gens qui vont construire un pays. Voilà à peu près la quintessence de ce que King Mensah a dit sur l’école.

A-t-il tort ou raison ? Le moins que l’on puisse dire, c’est de reconnaître que les idées avancées par l’artiste togolais sont d’un haut niveau. Puisque des penseurs africains comme Cheikh Anta Diop, Joseph Ki-Zerbo et bien d’autres ont démontré, chacun à sa manière, que l’école en Afrique est à revoir de fond en comble. Mais, peine perdue !

King Mensah, au-delà de ces propositions qui, selon lui, doivent sortir l’école des causes de la pauvreté, tient une grande vision : celle de voir le Togo, natal de son père, et le Bénin, natal de sa mère, collaborer sur de grands projets. « Le Togo garde son président et le Bénin garde le sien. Mais ils peuvent arriver à construire de grandes universités, de grands aéroports, un grand hôpital digne de ce nom afin que les gens viennent de loin pour se faire soigner », a-t-il dit.

Là aussi, on reconnaît à l’homme, malgré le fait d’avoir arrêté l’école très tôt, une certaine grandeur parce qu’il nourrit, pour l’Afrique, une grande ambition, à l’envergure des grands penseurs africains dont les propositions n’ont, jusqu’à présent, aucun crédit.

Source : Globalactu.com

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