Les pluies diluviennes du mercredi, 6 mai 2026 ont occasionné des inondations sans précédent dans la ville de Cotonou, capitale économique du Bénin. Aux premières heures de la matinée, les fortes précipitations ont entraîné une montée rapide des eaux dans plusieurs quartiers de la ville.
De nombreux axes routiers ont été envahis, compliquant considérablement les déplacements des usagers.
Une situation rare qui a crée des désagréments avec embouteillages, ralentissements et zones difficilement praticables. Certains ont dû abandonner leurs véhicules dans l’eau.
Comme du pain béni, les activistes à la solde du pouvoir de Lomé se sont employés pour relayer en boucle les images de la désolation des Béninois dans l’eau. Pour cause. Des Togolais soucieux de la léthargie de leur pays, ont salué le travail titanesque de modernisation du Bénin réalisé par le Président Patrice Talon en deux mandats. Pour les nervis du régime, les réalisations tant vantées sont à l’eau, voilà un peu leur souffre-douleur.
Or, quelques heures après la pluie, à Cotonou, les eaux se sont retirées. Même dans des quartiers comme Sainte-Rita, où certains véhicules se sont retrouvés momentanément en difficulté, la situation est rapidement revenue à la normale. Contrairement au Togo, la situation a été relayée par les médias officiels. La réaction même des autorités a été immédiate. Face à cette situation, la mairie de Cotonou a mobilisé les équipes techniques sur le terrain, notamment dans les zones les plus touchées pour faciliter l’écoulement des eaux, désengorger les caniveaux et améliorer progressivement les conditions de circulation.
Ces interventions s’appuient sur un travail d’identification des points critiques déjà engagé dans les différents arrondissements de la ville. Au-delà de cette action immédiate, l’autorité communale a rappelé que ces épisodes mettent en lumière les fragilités structurelles de la ville et soulignent la nécessité de renforcer la résilience urbaine et l’adaptation aux défis climatiques. Il a également insisté sur l’importance de préserver et dégager les exutoires et couloirs naturels d’écoulement des eaux, afin d’éviter que de nouvelles inondations ne paralysent la capitale.
Ces pluies diluviennes rappellent, une fois de plus, l’urgence d’un urbanisme adapté à la croissance rapide de Cotonou et aux enjeux climatiques. Le maire invite les populations à limiter leurs déplacements pendant les épisodes de fortes pluies, à éviter les zones inondées et à faire preuve de prudence.
Comme dans les pays développés et qui respectent leurs populations, le Directeur Général de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT) Ifesgegun Ranti Akindes, a même rencontré la presse jeudi 7 mai 2026 pour expliquer les causes de l’inondation du 6 mai 2026 à Cotonou.
«Nous avons enregistré dans la nuit du 5 au 6 mai, suivant les données de la météo, 17,3 cm d’eau sont tombés en l’espace de 3 heures. Sachez que la quantité d’eau que nous recevons dans un mois en saison pluvieuse, en moyenne, est d’environ 13 cm. Les données de 2023 que j’ai pu retrouver nous montrent une quantité d’eau de 10,5 cm sur mai-juin. Hier, c’était 17,3 cm, donc c’est beaucoup. C’est une situation assez préoccupante qui, du coup, a conduit à l’engorgement des routes par de l’eau sur une certaine durée et à des difficultés de circulation et de mobilité des populations, également à des inondations d’habitations.
Nous avons enregistré cette situation dans des quartiers tels que Sainte-Rita, Agontinkon, Yèdoko, Akogbato, Agla et d’autres secteurs d’Akpakpa. Mais c’est une situation qui, au bout de 2 heures, s’est rapidement résolue. La plupart des axes structurants étaient dégagés de toute eau en l’espace d’une heure et progressivement, l’eau s’est retirée dans la plupart des axes où des travaux ont été engagés, réalisés. Il y a des situations qui subsistent où les gens ont encore le pied dans l’eau, mais malheureusement, c’est lié soit à des travaux qui ne sont pas encore terminés, mais aussi au fait que les populations sont installées dans des zones qui sont en contrebas et dans des zones inondables de nature. Et ça, c’est des situations qu’il va falloir gérer au travers du temps où nous invitons les populations à éviter ce genre de situation et à essayer de trouver des solutions», a-t-il déclaré.
Une question se pose :Avec la quantité de pluies enregistrées à Cotonou, et si c’était à Lomé ? Les grands travaux réalisés au Bénin en l’occurrence Cotonou ne sont pas des inventions. Il s’agit d’une réalité que des Togolais dignes et aimant leur mère patrie louent avec fierté espérant un jour nouveau pour leur pays aussi. Mais lorsque face à la situation lamentable du Togo de père en fils depuis 59 ans, des gens cherchent des échappatoires pour se donner bonne conscience, c’est bien ridicule. L’évidence ne peut être niée, le Bénin avance, le Togo recule.
Kokou AGBEMEBIO
Source : Lecorrecteur.tg

C’était vraiment maladroit que les militants avaient voulu justifier les manquements du pays par une catastrophe naturelle survenue dans un autre pays.