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Togo- Me Darius Atsoo hausse le ton pour ses treize clients toujours derrière les barreaux

Une grève de la faim pour se faire entendre. Les treize détenus concernés par l’arrêt rendu le 18 février par la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, qui demandait leur remise en liberté sous contrôle judiciaire, considèrent ne plus avoir « d’autres armes que leurs corps » pour faire appliquer cette décision. Pourquoi sont-ils encore en détention près de trois mois plus tard ?

Une situation qui demeure incompréhensible pour leur avocat, Maître Darius Atsoo. « Le parquet général se met au-dessus de la chambre d’instruction, ce qui est totalement contraire à notre code de procédure pénale », tonne leur défenseur, « la décision a été rendue par trois juges indépendants et impartiaux, donc le procureur général a juste la mission d’exécuter la décision. »

Maître Atsoo a saisi la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), qui a contacté le Parquet général et le ministère de la Justice. Mais jusqu’à ce jour, pas de changement. « Aujourd’hui, ils sont pratiquement en détention arbitraire parce qu’il n’y a pas de mandat de dépôt valable et on se réserve tous les droits parce que notre code de procédure pénale prévoit des dispositions », estime la défense pour qui toutes les options sont désormais sur la table. Le représentant légal prévient que la détention prolongée de ses clients pourrait créer un « précédent fâcheux » et « c’est inacceptable dans un État de droit, dans une société démocratique ».

Tout ce que souhaite l’avocat, c’est que l’arrêt de février dernier soit exécuté. En 2023, la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait déjà demandé la libération de ces détenus. Contacté par RFI, le ministère togolais de la Justice n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Source: RFI

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