Le gouvernement togolais a ouvert le 11 mai les consultations nationales pour l’élaboration de sa feuille de route 2026-2031. Le processus, présenté comme inclusif et participatif, doit permettre de recueillir les contributions des institutions, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile avant de fixer les grandes orientations de l’action publique pour les cinq prochaines années.
C’est Dr Sandra Ablamba Johnson, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, qui pilote les travaux. Elle s’appuie sur une instruction du Président Faure Gnassingbé, formulée lors de son message à la Nation du 27 avril : « L’avenir du Togo se construira avec tous les Togolais. Une stratégie, aussi bonne soit-elle, ne réussit que si elle est portée, partagée et appropriée. »
Avant d’ouvrir le débat sur l’avenir, le gouvernement a présenté son bilan. Selon les chiffres officiels, la feuille de route 2020-2025 s’est soldée par une croissance moyenne de 6 %, un PIB passé de 6 453 à 6 919 milliards de FCFA, et une inflation contenue à 0,4 %. Sur le plan social, l’assurance maladie universelle couvrirait 4,4 millions de personnes, 75 % de la population aurait accès à l’électricité, et le programme Wézou aurait accompagné près d’un million de femmes enceintes. Des chiffres que le gouvernement met en avant, mais dont la vérification indépendante reste limitée.
La prochaine feuille de route s’articulerait autour de trois axes : protéger, rassembler et transformer.
Après Lomé, les consultations doivent se poursuivre dans les cinq régions du pays. Le document final est attendu pour la fin de l’année.
