Dans un communiqué conjoint, la DMK, la DMP, la LPD et le mouvement Touche pas à ma Constitution estiment que l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO a créé un vide constitutionnel au Togo. Les organisations rejettent l’idée d’un nouveau dialogue politique, plaident pour une transition inclusive fondée sur des assises nationales et appellent à des manifestations pacifiques.
Face au vide constitutionnel confirmé par l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO, le Togo a besoin d’une transition avec des assises nationales, et non d’un nouveau dialogue
La fuite en avant des autorités togolaises ne peut pas être la solution que les Togolaises et les Togolais attendent pour vivre dans la dignité, avec le respect de leurs droits et libertés fondamentales. Alors qu’il vient d’être désavoué sévèrement par l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO N° ECW/CCJ/JUD/01/2026 du 29 janvier 2026, le régime togolais fait le dos rond en espérant que la tempête passe.
Et pour faire diversion, le gouvernement lance ce 30 juin 2026 une rencontre du Cadre Permanent de Concertation (CPC) mis en place par le régime. Supposé être un espace de consensus sur les grandes questions qui agitent le pays, cet organe n’est en réalité qu’une chambre d’enregistrement, comme l’ont constaté les partis de l’opposition qui l’ont dénoncé, puis décidé de se retirer.
Cette fuite en avant du régime caractérise sa fébrilité du moment, conséquence directe de l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO qui confirme le caractère inconstitutionnel du changement de Constitution.
Un vide constitutionnel avéré Une élection présidentielle devait se tenir en février ou mars 2025, selon le calendrier constitutionnel. En lieu et place, le régime a changé soudainement la Constitution et instauré un régime dit parlementaire, annulant ainsi sans concertation l’élection présidentielle.
En confirmant que le changement de Constitution est inconstitutionnel, la Cour de Justice de la CEDEAO reconnait de facto un vide Constitutionnel depuis le 3 mai 2025, date à laquelle le nouveau président aurait dû prêter serment, si l’élection avait eu lieu. L’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO est sans ambiguïté. Il n’y a donc plus de marge pour faire du dilatoire. La gravité historique de la crise appelle à la maturité politique. L’intérêt général doit prévaloir. Désormais, une seule solution s’impose.
La solution, c’est la transition et non un autre dialogue Pour sortir de ce désordre institutionnel et préserver la stabilité du Togo, il est urgent d’engager une période de transition politique inclusive, afin que toutes les forces vives de la Nation se retrouvent, lors d’assises nationales. Le but est d’ouvrir une période d’apaisement, afin de rebâtir les fondations de la République, dans une démarche sereine et consensuelle.
Aucun nouveau dialogue, même s’il est qualifié de sérieux, inclusive ou sincère, organisé par ce régime illégal et illégitime, ne peut apporter de solution à la crise actuelle. Ne cherchant qu’à conserver le pouvoir par tous les moyens, comme le souligne l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO, les autorités togolaises sont disqualifiées. Le temps du rafistolage et des arrangements politiques est passé, il faut une solution pérenne.
Appel au peuple Peuple togolais, nous n’obtiendrons pas cette transition par la volonté du régime. Le seul chemin qui nous y conduira, est celui de la manifestation publique pacifique. Ensemble, exerçons ce droit constitutionnel, pour mettre fin à la dictature et reconquérir la souveraineté de notre peuple. Togolaises et Togolais des villes et des campagnes, particulièrement la jeunesse, ensemble avec la diaspora, soyons prêts à répondre aux mots d’ordre qui seront annoncés dans les prochaines semaines. La transition est la seule voie pacifique, elle s’impose !
« Un peuple qui reste silencieux devant l’injustice est complice de sa propre servitude. Aujourd’hui, refusons d’être complices. »
Pour DMK – ORIGINALE Dynamique Monseigneur Kpodzro Thomas Kokou NSOUKPOE Superviseur Général DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple Sambiri TARGONE Coordonnateur LDP, Lumière pour le Développement dans la Paix Tchagnaou OURO-AKPO Président « Touche Pas A Ma Constitution » Nathaniel OLYMPIO Premier Porte-Parole
