Le mouvement TOGO-ESPOIR s’inquiète de l’état de santé de l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakadé, qui observe depuis une dizaine de jours une grève de la faim pour dénoncer sa détention. Dans un communiqué du 16 août 2026, l’organisation appelle à sa libération et alerte sur les risques d’un drame humain.
Selon TOGO-ESPOIR, Marguerite Gnakadé observe depuis une dizaine de jours une grève de la faim pour dénoncer les conditions de sa détention et réclamer que les accusations portées contre elle soient étayées par des preuves. Le mouvement affirme que son état de santé se dégrade. « Aucun différend politique, aucune divergence d’opinion et aucune procédure ne sauraient justifier qu’une vie humaine soit exposée à un danger irréversible », déclare l’organisation, dans un communiqué signé par son président, Ricardo Agouzou.
TOGO-ESPOIR met en avant les liens familiaux de Marguerite Gnakadé avec Kpatcha Gnassingbé, son frère, détenu depuis 17 ans, ainsi que la présence, selon l’organisation, de plusieurs dizaines d’autres personnes détenues pour des raisons politiques. « Laisser mourir une compatriote en détention constituerait un drame humain et un traumatisme politique (…). Au-delà des divergences politiques, les liens humains et familiaux doivent être préservés », affirme le mouvement.
Un appel à plusieurs niveaux
TOGO-ESPOIR adresse un appel au président du Conseil, Faure Gnassingbé, afin qu’il « fasse prévaloir la sagesse », et exige la libération sans délai de Marguerite Gnakadé, ainsi que le respect de ses droits fondamentaux, notamment son droit à la santé.
L’organisation interpelle également la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), et appelle la société civile, les autorités religieuses et traditionnelles ainsi que les acteurs politiques à se mobiliser pour sa libération immédiate. Elle sollicite enfin l’attention de la communauté internationale et élargit son appel à la libération de l’ensemble des personnes qu’elle qualifie de prisonniers politiques.
« La force d’une République ne réside pas dans la rigidité de ses positions, mais dans son aptitude à concilier l’autorité avec l’humanisme », conclut le mouvement.

