INVITÉ À WASHINGTON APRÈS GENÈVE, OSLO ET BRUXELLES:
Abdoul Aziz Goma, le «good samaritan» mis à l´honneur par Freedom Now, portera la voix des prisonniers et de l´espace civique togolais
De près de huit années de détention au plaidoyer international; une voix que l’on voulait réduire au silence traverse désormais les frontières.
Le 15 octobre 2026 Abdoul Aziz Goma sera à Washington à l’invitation de Freedom Now pour la célébration du 25ᵉ anniversaire de l’organisation internationale de défense des personnes victimes de répression et de détention injuste. Quelques mois seulement après sa sortie de prison, cette invitation marque une nouvelle étape dans un parcours passé des cellules de détention au plaidoyer international. Mais Washington ne sera pas une célébration personnelle. Il sera question de ceux qui restent derrière les barreaux, surtout pour des raisons politiques, au Togo.
Il sera question de leurs familles. Il sera question de torture, de mauvais traitements, de conditions carcérales, de morts en détention et d’impunité. Mais il sera également question de quelque chose de plus vaste: la restriction de l’espace civique, la liberté d’expression, la liberté de réunion et de manifestation pacifique, la liberté d’association, la protection des défenseurs des droits humains et des journalistes, l’indépendance de la justice, la situation des exilés et les risques de répression au-delà des frontières. Car la prison n’est souvent que le dernier maillon d’une chaîne beaucoup plus longue de restriction des libertés.
Le «good samaritan» de Freedom Now
À quelques semaines de cette rencontre à Washington, Freedom Now vient de donner une visibilité particulière au parcours d’Abdoul Aziz Goma. En effet, le 8 septembre 2026, l’organisation a publié son histoire dans sa série anniversaire « 25 Stories from 25 Years », consacrée à des affaires ayant marqué ses vingt-cinq années d’action.
Le titre choisi est particulièrement fort:
« Abdoul Aziz Goma – A Good Samaritan Imprisoned for Eight Years » ( « Abdoul Aziz Goma – Un Bon Samaritain emprisonné pendant huit ans. »)
Freedom Now rappelle qu’en décembre 2018, Abdoul Aziz Goma avait répondu à l’appel d’un ami afin d’aider huit jeunes manifestants pacifiques qui se trouvaient sans hébergement. Pour cet acte, écrit l’organisation, il a été arrêté, torturé et détenu dans des conditions inhumaines, parfois privé d’un accès adéquat à une assistance juridique, à la nourriture ou aux soins. Après l’ouverture de son procès le 3 février 2025, il a été condamné à dix années d’emprisonnement.
Source officielle: Freedom Now, Freedom Now | Protecting individuals and communities from government repression https://share.google/dzrTjiYjxocqE4PeA
Abdoul Aziz Goma – A Good Samaritan Imprisoned for Eight Years
Ce titre résume à lui seul l’une des contradictions les plus violentes de cette affaire: un homme aide d’autres personnes et perd ensuite près de huit années de sa propre liberté. Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée dans une cellule de Lomé.
Du 21 décembre 2018 au 1er Janvier 2026
Le 21 décembre 2018, Abdoul Aziz Goma est arrêté à Lomé. Commence alors un parcours de détention qui durera plus de sept années. Arrestation, interrogatoires, transferts, détention au secret, isolement, violences et longues années d’incarcération : l’expérience laissera des traces profondes. Le Parlement européen a lui-même condamné en septembre 2025 son arrestation arbitraire, sa détention prolongée au secret et les tortures qu’il avait subies. Il a également fait état d’une importante dégradation de son état de santé pendant son emprisonnement.
Freedom Now rappelle qu’en mars 2023, l’organisation et le cabinet McKool Smith ont saisi le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Celui-ci a conclu que la détention violait le droit international et que les droits d’Abdoul Aziz Goma à la liberté de réunion, d’association et à un procès équitable avaient été violés. Puis est arrivé le 1ᵉʳ janvier 2026. Abdoul Aziz Goma est sorti de prison. Freedom Now confirme également cette date dans son portrait publié le 8 septembre. Mais sortir de prison n’efface pas la prison. Les années perdues ne reviennent pas. Les violences ne disparaissent pas. Les séquelles ne disparaissent pas. Les compagnons de détention ne disparaissent pas de la mémoire. Et surtout, les portes ne se sont pas ouvertes pour tout le monde.
«Je suis sorti. Je ne les abandonnerai pas.» C’est désormais le cœur de son engagement: « Je suis sorti. Je ne les abandonnerai pas. »La liberté retrouvée ne doit pas devenir une frontière entre celui qui a pu sortir et ceux qui restent enfermés.Elle crée au contraire une responsabilité: témoigner,parler documenter,Interpeller;et utiliser les espaces internationaux désormais accessibles pour faire entendre ceux qui n’y ont pas accès.Freedom Now souligne précisément cette évolution dans son nouveau portrait: depuis sa sortie de prison, Abdoul Aziz Goma se consacre à la défense d’autres personnes qui restent injustement détenues au Togo et travaille avec des militants en exil pour attirer davantage l’attention sur les détentions injustes et les conditions carcérales.
Freedom Now
Le symbole est puissant:
Hier, Freedom Now portait sa voix lorsqu’il était derrière les barreaux. Aujourd’hui, le « Good Samaritan » veut porter la voix de ceux qui y sont encore.
GENÈVE. OSLO. BRUXELLES. WASHINGTON.
Depuis sa libération, le décor a change, pas le combat.
-Genève représente les mécanismes internationaux de protection des droits humains et la nécessité de documenter les violations pour qu’elles ne restent pas enfermées à l’intérieur des frontières nationales.
-Oslo représente la rencontre avec une communauté internationale de défenseurs des libertés, d’anciens prisonniers, de militants et d’acteurs engagés dans la défense des droits humains et dans les stratégies démocratiques non violentes.
-Bruxelles a constitué une autre étape importante du plaidoyer international. Le dossier d’Abdoul Aziz Goma avait déjà fait l’objet d’un débat puis d’une résolution du Parlement européen le 11 septembre 2025. Cette résolution ne concernait d’ailleurs pas uniquement son cas individuel: le Parlement demandait également que les libertés de réunion et d’expression soient protégées, que la société civile, les manifestants pacifiques et les défenseurs disposent d’un espace adéquat pour agir, et que l’indépendance de la justice et l’État de droit soient renforcés.
European Parliament +1
-Et maintenant vient Washington. Mais aucune de ces villes ne constitue un trophée. Ce sont des espaces de plaidoyer. Genève → Oslo → Bruxelles → Washington. Une même question traverse chacune de ces étapes: que faire pour que ceux qui sont encore enfermés soient entendus et pour empêcher que de nouvelles personnes viennent remplir les mêmes cellules?
À WASHINGTON, PARLER DES PRISONNIERS — MAIS PAS SEULEMENT
Le plaidoyer qui sera porté à Washington ne se limitera donc pas à la situation personnelle d’Abdoul Aziz Goma. Il ne se limitera même pas aux prisons. Car derrière les détentions se pose une question fondamentale : Quel espace reste-t-il au citoyen pour s’exprimer, s’organiser, manifester pacifiquement, défendre des droits et contester le pouvoir sans craindre les représailles ? La liberté d’expression n’est pas un privilège. La liberté de réunion pacifique n’est pas une faveur accordée par un gouvernement. La liberté d’association n’est pas une tolérance administrative. La liberté de la presse n’est pas une concession. La protection des défenseurs des droits humains n’est pas facultative. Ce sont les piliers d’une société démocratique. Le Parlement européen avait lui-même établi ce lien dans sa résolution de septembre 2025 en estimant que la détention arbitraire et la torture d’opposants, de défenseurs des droits humains et de personnes perçues comme critiques du gouvernement portent atteinte à l’État de droit. Lorsqu’un citoyen commence à se demander s’il risque la prison avant de participer à une manifestation pacifique, le problème dépasse ce citoyen. Lorsque le défenseur doit mesurer chacune de ses paroles par peur des conséquences, le problème dépasse le défenseur. Lorsque le journaliste, le militant, l’opposant ou le simple citoyen doit choisir entre parler et se protéger, c’est l’espace démocratique lui-même qui se rétrécit.
LIBÉRER LES PRISONNIERS NE SUFFIT PAS
Il faut donc aller plus loin. Obtenir la libération d’une personne injustement détenue est une victoire. Mais si les mécanismes qui ont permis son arrestation restent intacts, une cellule peut se vider aujourd’hui pendant qu’une autre se remplit demain. Le véritable enjeu est double: obtenir justice pour ceux qui ont déjà subi la répression et empêcher que de nouvelles personnes en deviennent victimes. Cela exige un espace civique dans lequel les organisations peuvent travailler librement. Un espace dans lequel les défenseurs peuvent documenter. Les journalistes peuvent enquêter. Les citoyens peuvent se réunir. Les associations peuvent s’organiser. Les manifestants pacifiques peuvent exercer leurs droits. Et la justice peut décider indépendamment du pouvoir politique. Voilà pourquoi le combat pour les prisonniers politiques est indissociable du combat pour l’ouverture de l’espace civique et la protection des libertés fondamentales.
LES « CHAMBRES NOIRES » NE DOIVENT PLUS RESTER DES ANGLES MORTS
Il existe ensuite une réalité plus difficile encore à raconter: celle de la disparition derrière les murs. Abdoul Aziz Goma a connu la détention au secret et de longues périodes sans accès normal au monde extérieur. Le Parlement européen a lui aussi établi qu’il avait été maintenu au secret pendant de longues périodes. Dans son langage de survivant, Abdoul Aziz Goma parle de « chambres noires ». Ce terme désigne ces espaces où une personne peut être soustraite au regard de sa famille, de ses proches et du monde extérieur. Là où personne ne devrait pouvoir disparaître. Là où aucune institution ne devrait pouvoir fonctionner sans contrôle. Là où l’interdiction absolue de la torture doit être appliquée sans exception. Les lieux de détention secrets, la détention au secret et toute allégation de torture doivent faire l’objet d’un contrôle indépendant et d’enquêtes crédibles. Parce qu’un État de droit ne possède pas de zones où le droit cesse d’exister.
LES MORTS EN DÉTENTION: REFUSER L’OUBLI
Il y a aussi ceux qui ne sont jamais ressortis vivants.Le débat sur les prisons ne peut pas se limiter à ceux qui attendent encore leur libération.Il doit également porter sur les personnes mortes en détention, sur les circonstances de leur décès, sur l’accès aux soins, sur les conditions carcérales et sur la nécessité d’enquêtes indépendantes lorsque des responsabilités peuvent être engagées.Une personne décédée en détention ne doit jamais devenir un simple numéro dans un registre administratif.Derrière chaque mort existe une famille qui a droit à la vérité.Et lorsque des allégations crédibles de torture, de mauvais traitements ou de défaut de soins existent, la justice doit pouvoir établir ce qui s’est passé et déterminer les responsabilités.Le Parlement européen avait déjà dénoncé les conditions de la prison civile de Lomé, notamment la surpopulation ainsi que l’insuffisance de l’espace, de l’alimentation et des soins médicaux. La mémoire des morts fait donc partie du combat pour les vivants.
TORTURE: PAS DE PRESCRIPTION MORALE POUR LE SILENCE
La torture n’est pas une méthode d’enquête. Elle n’est pas un outil de maintien de l’ordre. Elle n’est pas une sanction. Elle est une violation grave des droits humains. Ceux qui en ont été victimes doivent pouvoir être entendus, soignés et obtenir justice. Les allégations doivent être documentées et faire l’objet d’enquêtes indépendantes. Et l’impunité ne doit jamais être considérée comme le prix nécessaire de la stabilité politique. Il ne peut y avoir de réconciliation durable sans vérité, et pas de véritable État de droit si les responsables de violations graves savent qu’ils n’auront jamais à répondre de leurs actes.
L’INSTRUMENTALISATION DU VOCABULAIRE SÉCURITAIRE
Un autre sujet sera porté dans le plaidoyer: l’utilisation des qualifications liées à la sécurité de l’État contre des personnes critiques ou considérées comme telles. Les mots peuvent être extrêmement lourds : complot, atteinte à la sûreté de l’État, association de malfaiteurs, déstabilisation, terrorisme. Mais la gravité d’une accusation ne réduit jamais les droits de l’accusé. Au contraire. Plus l’accusation est grave, plus l’exigence de preuve, de transparence judiciaire, d’accès à l’avocat et d’indépendance de la justice doit être forte. Une accusation ne constitue pas une condamnation. Un dossier judiciaire ne doit pas devenir un instrument destiné à neutraliser une voix critique. Et le vocabulaire de la sécurité nationale ne doit jamais servir à criminaliser l’exercice pacifique d’une liberté fondamentale. C’est précisément pourquoi l’indépendance de la justice est au cœur du problème.
LES EXILÉS NE DOIVENT PAS RESTER SOUS LA PEUR
La question des libertés ne s’arrête pas non plus aux frontières du Togo. De nombreux citoyens vivent hors du pays. Parmi eux se trouvent des militants, journalistes, défenseurs, opposants et anciens détenus. Quitter son pays devrait mettre fin au risque immédiat de persécution. Cela ne devrait pas signifier continuer à vivre avec la peur de pressions sur la famille, d’intimidations, de surveillance ou d’autres formes de représailles. La répression transnationale doit donc également faire partie de la vigilance internationale. Un État ne devrait jamais pouvoir prolonger hors de ses frontières les méthodes utilisées pour faire taire la dissidence à l’intérieur. La liberté doit suivre la personne au-delà de la frontière. Pas la peur.
LES DÉFENSEURS, LES JOURNALISTES ET LA SOCIÉTÉ CIVILE NE SONT PAS DES ENNEMIS
Une société civile indépendante n’est pas une menace contre l’État. Elle constitue l’un de ses contre-pouvoirs démocratiques. Un défenseur qui documente une violation ne détruit pas son pays. Un journaliste qui enquête ne trahit pas sa nation. Un citoyen qui manifeste pacifiquement n’est pas un ennemi. Un opposant qui conteste le gouvernement n’est pas, de ce seul fait, un criminel. La démocratie commence précisément lorsque l’État accepte que la contradiction existe. Lorsque la critique n’entraîne pas la peur. Lorsque la justice protège aussi celui qui dérange. Lorsque les institutions appartiennent à la République plutôt qu’à ceux qui exercent momentanément le pouvoir.
« PAS DE HAINE. PAS DE VIOLENCE. MAIS PAS DE SILENCE.»
Après plus de sept années de détention, quelle réponse apporter? La réponse d’Abdoul Aziz Goma se veut sans ambiguïté: Ni vengeance. Ni haine. Ni violence. Mais certainement pas le silence. « À ceux qui ont décidé de mon arrestation, de ma détention et de toutes ces années arrachées à ma vie, je veux dire ceci : vous pensiez fabriquer le silence. Vous avez contribué à fabriquer un témoin. Vous vouliez enfermer une voix au Togo ; cette voix est aujourd’hui entendue au-delà des murs où vous aviez voulu l’étouffer. Je ne répondrai ni par la haine ni par la violence. Je répondrai par la vérité, le droit, la documentation, la mémoire et le plaidoyer.» Ce choix de la non-violence n’est pas une renonciation au changement. C’est une conception du changement. Un combat démocratique, citoyen, organisé, déterminé. Mais strictement non violent. Car le but ne peut pas être de remplacer une peur par une autre.
Le but doit être de construire un pays où l’alternance politique ne signifie pas la vengeance, où celui qui perd le pouvoir conserve ses droits, où celui qui critique le gouvernement conserve sa liberté et où les institutions protègent indistinctement chaque citoyen.
WASHINGTON: NON PAS POUR RACONTER UNE VICTOIRE, MAIS PORTER UN DOSSIER
Voilà finalement ce que représentera Washington. Pas la présentation d’un homme ayant « gagné » contre ses geôliers. Pas une tournée de revanche. Pas la célébration d’une réussite personnelle. Mais un dossier à porter. Celui des prisonniers, celui des anciens détenus, celui des familles, celui des morts en detention, celui des victimes de torture, celui des défenseurs des droits humains, celui des journalists, celui des exilés, celui de l’espace civique, celui de l’indépendance de la justice, celui de la lutte contre l’impunité et celui du droit de chaque Togolais à participer pacifiquement à la vie de son pays sans craindre que la prison soit la réponse à son opinion.
LE « GOOD SAMARITAN » N’EST PLUS SEUL
Le titre choisi par Freedom Now possède ainsi une profonde ironie historique: « A Good Samaritan Imprisoned for Eight Years. » L’homme emprisonné après avoir aidé d’autres personnes est aujourd’hui mis en lumière par l’organisation qui avait plaidé en faveur de sa liberté. Mais lorsqu’il arrivera à Washington, son message ne sera pas: Regardez-moi. Il sera: Regardez-les. Regardez ceux qui restent derrière les barreaux. Regardez leurs familles. Regardez leurs dossiers. Regardez les conditions dans lesquelles ils vivent. Regardez les morts. Regardez les défenseurs que l’on veut faire taire. Regardez les journalistes qui veulent simplement exercer leur métier. Regardez ceux qui ont dû partir. Regardez l’espace laissé à la société civile. Et posez une question simple: combien de personnes devront encore payer de leur liberté avant que l’exercice pacifique d’un droit cesse d’être traité comme une menace?
DE LOMÉ AU MONDE
Le 21 décembre 2018, une porte s’est refermée sur Abdoul Aziz Goma. Pendant plus de sept années, son univers a été celui des interrogatoires, des lieux de détention, des cellules et de la prison. Aujourd’hui, d’autres noms jalonnent son parcours:
GENÈVE.
OSLO.
BRUXELLES.
WASHINGTON.
Mais aucune de ces villes n’est la destination finale. La destination n’est pas une invitation internationale. Elle n’est pas une photographie. Elle n’est pas une tribune. Elle n’est même pas Washington. La destination est un Togo où personne ne doit craindre la prison pour ses opinions. Un Togo où manifester pacifiquement n’est pas un crime. Où défendre les droits humains n’est pas un acte de défiance envers l’État. Où le journaliste peut enquêter. Où l’opposant peut s’opposer. Où la société civile peut s’organiser. Où les forces de sécurité répondent à la loi. Où la justice est indépendante. Où la torture n’a aucune place. Où les morts en détention obtiennent vérité et justice. Où les prisonniers bénéficient de leurs droits fondamentaux. Où l’exilé n’a plus peur. Où la contradiction politique ne conduit plus à la cellule. Et où le pouvoir appartient véritablement aux institutions et aux citoyens, et non à la peur.
JE SUIS SORTI. JE NE LES ABANDONNERAI PAS. PAS DE HAINE. PAS DE VIOLENCE. MAIS PAS DE SILENCE. LA JUSTICE N’A PAS DE FRONTIÈRES.
Abdoul Aziz Goma
Défenseur togolais des droits humains – ancien prisonnier politique
Portrait officiel publié par Freedom Now :
Freedom Now — Abdoul Aziz Goma: A Good Samaritan Imprisoned for Eight Years
Résolution du Parlement européen du 11 septembre 2025 :
Cas d’Abdoul Aziz Goma, détenu de façon arbitraire au Togo .

