La qualité d’un diagnostic médical ne dépend pas uniquement des compétences du professionnel qui réalise l’examen. Elle repose également sur la disponibilité d’équipements adaptés, la fiabilité des outils utilisés et le respect des normes. C’est l’un des constats ressortis du premier Congrès de la Fédération ouest-africaine des associations de biologie médicale, tenu du 15 au 19 septembre 2026 à Lomé.
Au terme des travaux, les participants ont notamment recommandé aux États de renforcer les mécanismes permettant de vérifier et de contrôler la qualité des équipements, des outils et des kits de diagnostic introduits sur leurs territoires. L’objectif est de s’assurer que ces dispositifs répondent aux besoins techniques des laboratoires.

Pour le président de l’Association de biologie médicale du Togo (ABM-TOGO), Dr Kossi Kabo, les compétences du personnel ne suffisent pas lorsque les conditions techniques ne permettent pas de produire des résultats fiables. « On peut être le meilleur biologiste médical, le plus gradé en biologie médicale, mais quand on n’a pas les outils requis, on n’a pas un cadre ou une infrastructure adaptée, on ne pourrait pas produire un résultat tel qu’attendu pour le bien-être du patient », a-t-il souligné.
Les recommandations du congrès portent également sur le renforcement de la réglementation professionnelle, la lutte contre l’exercice illégal de la biologie médicale et l’amélioration des conditions de formation. Les participants préconisent notamment des laboratoires de formation permettant l’acquisition effective des compétences pratiques.
Au-delà des équipements, la Fédération souhaite ainsi contribuer à une meilleure structuration de la biologie médicale dans l’espace ouest-africain.
Les recommandations adoptées devront désormais être portées auprès des autorités sanitaires des différents pays afin d’envisager leur mise en œuvre.

