Le Projet d’alimentation en eau potable de Kara et de ses environs, lancé le 28 septembre, vise à faire passer le taux d’accès à l’eau de la ville de 50 % à 75 %.
Au Togo, plus de 40 000 ménages supplémentaires devraient être desservis en eau potable dans la région de la Kara. Lancé lundi 28 septembre 2026, le Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Kara et de ses environs coûte 27 milliards FCFA. Il est porté par la SP-EAU, avec le soutien du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe et de la Banque islamique de développement. À terme, plus de 200 000 personnes devraient en bénéficier.
Produire et stocker davantage
La production journalière doit passer d’environ 12 000 à 22 000 m³. Le projet prévoit des ouvrages de captage de 500 m³ par heure, une conduite d’eau brute de 8,3 kilomètres, une nouvelle station de traitement d’environ 10 000 m³ par jour et un réservoir de 5 000 m³ à Kara Sud. Des conduites et des réservoirs supplémentaires doivent sécuriser l’approvisionnement, surtout en saison sèche.
Plusieurs localités ciblées
Les capacités actuelles de production et de sécurisation étant devenues insuffisantes, le programme couvrira aussi Bafilo, Bouladè, Djamdè, Awandjélo, Atchangbadé et Soumbou, ainsi que les communes d’Assoli 1 et 2 et de Kozah 1 et 3. Il prévoit la réhabilitation d’une partie du réseau, l’extension des conduites, des branchements et des bornes-fontaines.
« Nous mettons en mouvement une infrastructure appelée à renforcer durablement la sécurité hydrique de la ville de Kara », a déclaré le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui.
Vers l’accès universel en 2030
Ce lancement intervient après la réception de 305 forages équipés de pompes à motricité humaine dans les Plateaux, qui desservent 85 villages et plus de 70 000 habitants. Les autorités visent l’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030.

