Au temps du Général Yark Damehame, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, on était habitué au bilan semestriel des accidents de la route.Avec son successeur Col Calixte Madjoulba, on n’entend plus rien. Ensuite c’est la Division de la Sécurité Routière (DSR) qui a pris la relève.
Là, ce n’est plus le même rythme. On publie des bilans trimestriels, semestriels et même mensuels comme c’est cas actuellement avec le mois de septembre 2026.Ce bilan rendu public le 8 octobre est bien plus qu’alarmant. Au total 439 accidents de la circulation, 31 décès et 715 blessés, rien que pour le seul mois de septembre. Dans ce bilan, les motocyclistes représentent plus de 38 % des personnes décédées, selon les chiffres communiqués par la DSR lors de sa quatorzième séance pédagogique.
Pour le Commissaire Divisionnaire Dr Tassa Agba, responsable de la DSR, plusieurs pratiques contribuent à accroître les risques pour les motocyclistes. Il cite notamment l’excès de vitesse, la méconnaissance du Code de la route, les surcharges et le non-port du casque. Le transport de plusieurs passagers, y compris des enfants, dans des conditions dangereuses constitue également une source de préoccupation. À cela s’ajoutent la fatigue après de longues heures de conduite et la consommation d’alcool ou de stupéfiants.
C’est un fait et pour réduire l’hécatombe, le respect du code de la route, le port systématique du casque et la prudence au guidon ou au volant peuvent y contribuer. Malheureusement, parmi les facteurs aggravants ce fléau figure l’état défectueux de nos routes. Mais les autorités n’en parlent pas assez.
Regardez cette image au beau milieu des pavés de Lomégan-Djidjolé non loin de la Pharmacie Mathilda dans la Commune du Golfe 5. Cela fait plusieurs jours que ces pavés se sont affaissés avec des risques d’accident. Des images comme celles-ci, il y en a à la pelle à travers le pays. Que coûte l’arrangement de cette voie?
Togo, pays de merde.
Lecorrecteur.tg

