Les médias d’État iraniens ont confirmé ce dimanche la mort du Guide suprême, Ali Khamenei, à la suite de frappes aériennes de grande ampleur attribuées aux États-Unis et à Israël.
La télévision publique Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB) a annoncé dans la matinée que le Guide suprême avait « atteint le martyre ». De son côté, l’agence de presse Mehr News Agency a salué la mémoire d’un « grand érudit et moudjahid » qui aurait « sacrifié sa vie pour élever l’Iran ».
Selon les autorités iraniennes, les frappes ont visé plusieurs sites à travers le pays. Elles s’inscriraient dans une campagne plus large que le président américain Donald Trump aurait présentée comme destinée à provoquer un changement de régime et appelée à se poursuivre dans les prochains jours.
Parmi les zones touchées figure un secteur proche d’une base militaire où, d’après des sources iraniennes, plus d’une centaine de jeunes filles d’une école primaire auraient trouvé la mort. L’ampleur des bombardements marque l’une des plus fortes escalades des tensions régionales de ces dernières années.
En riposte, Téhéran affirme avoir lancé des représailles d’une intensité sans précédent. Des cibles américaines et israéliennes, notamment des bases militaires et des positions stratégiques dans la région, auraient été visées. Un responsable iranien survivant a promis de frapper les États-Unis « au cœur », laissant présager un conflit prolongé.
Les affrontements ont déjà perturbé les expéditions pétrolières, endommagé d’importantes infrastructures aéroportuaires et affecté plusieurs grandes agglomérations. Des analystes mettent en garde contre un risque accru de déstabilisation des marchés énergétiques mondiaux et d’aggravation des divisions géopolitiques.
La mort annoncée d’Ali Khamenei suscite des réactions contrastées. En Iran, des scènes de deuil ont été observées, tandis que des informations font état de célébrations dans certains milieux, illustrant les fractures internes du pays. Aux États-Unis, des manifestations ont éclaté : certains soutiennent l’opération militaire, d’autres dénoncent ses conséquences humanitaires.
La situation demeure évolutive, alors que les deux camps laissent entendre que de nouvelles opérations pourraient être engagées, alimentant les craintes d’un embrasement régional durable.


