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Meeting d’Akassimé, Prof Dosseh: « Ce n’est qu’un début »

Le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC) a tenu son premier meeting ce samedi sur le terrain d’Akassimé, dans la commune du Golfe 4 à Lomé. Pari réussi. Une foule que les organisateurs eux-mêmes n’espéraient pas a répondu à l’appel. Le professeur David Dosseh, premier porte-parole du front Togo Debout, n’a pas mâché ses mots.

Ils n’y croyaient pas vraiment. « C’est une première sortie, donc ce sera certainement mitigé », se disaient les organisateurs. La réalité du terrain les a démentis. Le terrain d’Akassimé a accueilli une foule dense, venue de plusieurs coins de Lomé, pour ce premier grand rassemblement du Cadre National de Concertation pour le Changement, une coalition réunissant l’ADDI, l’ANC, les FDR, le PSR et des organisations de la société civile.

« Le Togo est malade »

Micro en main, le Professeur David Dosseh a posé le diagnostic sans anesthésie. « Le Togo est malade et nous devons être en ordre de marche pour changer les choses », a-t-il lancé à une foule acquise. Dictature, corruption endémique, services sociaux en déliquescence, le tableau dressé est sombre, mais étayé. « Au Togo, chaque année, 800 milliards de francs CFA disparaissent en flux financiers illicites. C’est faramineux, c’est inacceptable », a-t-il martelé, citant les données de Global Financial Integrity.

Sur la Cinquième République, entrée en vigueur en mai 2025, l’universitaire est sans concession. Elle est selon lui conçue « essentiellement pour permettre une monarchie des pouvoirs et permettre à une même dynastie de se perpétuer ». Un système auquel le CNCC entend mettre fin, par des voies pacifiques, mais avec détermination.

« Ce n’est pas un cadeau que le pouvoir nous fait »

Face à ceux qui s’étonnaient que l’autorisation ait été accordée, Dosseh a recadré le débat. « Lorsque nous demandons à organiser une réunion publique pacifique, ce n’est pas une requête. Ce n’est pas un cadeau que le pouvoir nous fait. C’est une liberté fondamentale. » Une liberté inscrite, rappelle-t-il, dans la Constitution de la Quatrième République, approuvée à 98% par le peuple togolais.

Et si demain le pouvoir venait à interdire de nouveaux rassemblements ? « S’il faut revenir 20 fois, 30 fois, 50 fois, nous reviendrons. Nous avons déjà un plan B », a-t-il prévenu, sans dévoiler davantage.

Un signal fort, un début assumé

« Je suis très heureux de voir les Togolais de nouveau en mesure de dire non », a conclu Dosseh, visiblement ému par l’affluence. Pour le CNCC, Akassimé n’est pas une fin en soi. C’est la démonstration que le peuple togolais « est encore debout » et l’amorce d’une dynamique que ses animateurs promettent d’amplifier dans les semaines et les mois à venir.

Le message est clair : ce meeting n’était qu’un début.

One thought on “Meeting d’Akassimé, Prof Dosseh: « Ce n’est qu’un début »

  1. L’opposition doit reconstituer ses bases dans les préfectures et communes du pays… Ce travail doit commencer maintenant…

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