Depuis l’instauration controversée de la Ve République au Togo, le parti Santé du Peuple, dirigé par le Dr Georges William-Kouessan, a tiré un trait sur le Cadre Permanent de Concertation (CPC). La nouvelle session des travaux, ouverte ce mercredi 1er juillet 2026, ne fait pas exception. Le parti n’y est pas. Et il explique pourquoi, avec une clarté qui tranche avec les habituelles précautions du langage politique. Lecture.
“Santé du peuple ne participe plus aux travaux du CPC depuis le démarrage de la 5e république.
Un cadre permanent de concertation dans un pays, est un cadre qui devrait être noble, intellectuellement et humainement enrichissant. C’est un cadre qui devrait installer un dialogue susceptible de faire avancer le pays.
Santé du peuple n’y participe plus depuis le démarrage de la 5e république pour plusieurs raisons :
1- la mauvaise procédure d’invitation : des fois, les invitations se font par téléphone et souvent à 24 ou à 48h de la date de la réunion. Non seulement, cela donne l’impression que l’on a une idée à faire rapidement passer et on a besoin de l’aval du CPC, mais surtout, cela ne montre pas de l’égard à l’endroit de nos personnes et à l’endroit de l’institution importante que nous représentons, qu’est l’opposition.
2- le CPC est composé de plus de partis inféodés au pouvoir. Cela fait que nous sommes presque toujours mis en minorité au moment des prises de décision. Cela enlève au cadre, tout son intérêt.
Avec ces 2 problèmes, on n’y participait déjà en dents de scie.
3- la 5e république
C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.”
